vendredi, 15 juin 2007

DOSSIER DU MOIS : CHAPITRE 1

Vous reprendrez-bien un peu de buzz 2.0 ?

 

Après la frénésie des start-up et le fossé numérique qui s’en est suivit, l’évolution du net a fait apparaître en octobre 2004 une nouvelle appellation : le Web 2.0.

 

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Si pour certains il est trop tôt pour juger du caractère durable de ce nouveau pallier (voir également courbe du hype sur http://www.clever-age.com/veille/blog/l-internet-2.0-.html), pour d’autres le « phénomène » n’en est déjà plus un, déjà bien installé.

 

Petit retour en arrière

Dans sa conception originale, le Web (nommé dans ce contexte le « Web 1.0 ») comprenait des pages Web statiques qui étaient rarement mises à jour, voire jamais. Les succès de solution se basant sur un Web dynamique (parfois appelé « Web 1.5 »), où des systèmes de gestion de contenu servaient des pages Web dynamiques, créées à la volée à partir d'une base de données en constant changement. Le Web était considéré principalement comme un outil de diffusion et de visualisation de données, où des aspects comme le nombre de pages vues et l'esthétique revêtaient une très grande importance. (source : fr.wikipedia.org/wiki/Web_2)

Web 2.0 est un terme souvent utilisé pour désigner ce qui est perçu comme une transition importante du World Wide Web. L’éditeur Tim O’reilly , inventeur de ce néologisme, cherchait un terme qui résumait le sentiment qu’ il se passait quelque chose de différent sur le web. C’est lors de la préparation d’une conférence  avec Craig Cline qu’ il suggéra que le Web était dans une période de renaissance, avec un changement de règles et une évolution des modèles d'entreprise. Dans l'exposé d'ouverture de leur conférence en octobre 2004, O'Reilly et Battelle ont résumé les principes clés qu'ils estiment caractéristiques des applications Web 2.0 : le Web en tant que plate-forme ; les données comme « connaissances implicites » ; les effets de réseau entraînés par une « architecture de participation », l'innovation comme l'assemblage de systèmes et de sites distribués et indépendants ; des business models poids plume grâce à la syndication de contenus et de services ; la fin du cycle d'adoption des logiciels (« la version bêta perpétuelle »).

Une conception partagée par l’ancien rédacteur en chef de Wired, Kevin Kelly, pour qui la clef du succès dans cette nouvelle étape de l’évolution du web réside dans l’intelligence collective. « Le web 2.0 c’est le moment où les gens réalisent que ce n’est pas le logiciel qui fait le web, mais les services !”(voir article très complet sur http://www.internetactu.net/?p=6144).( voir également Ian Davis).

> Web 2.0 : le passage d'une collection de sites Web à une plate-forme informatique à part entière, fournissant des applications Web aux utilisateurs.

Caractéristiques sociales ?

La philosophie, plus que le concept, l’usage, plus que la tendance, résiderait donc dans ce qu’en font les utilisateurs, une sorte de grand système d’exploitation permettant de démultiplier et partager des approches (“Web 2.0 : la puissance derrière le battage médiatique”).

Pour Richard Marcus, de Web 2.0 Explorer, toutes les définitions du web 2.0 comptent, comme le souligne aussi Richard MacManus qui en a répertorié beaucoup“Le web 2.0 est social, est ouvert (ou il le devrait), il vous laisse le contrôle de vos données, il mélange le global au local. Le web 2.0 correspond à de nouvelles interfaces - de nouvelles manières de rechercher et d’accéder au contenu. Le web 2.0 est une plateforme - et pas seulement pour que les développeurs créent des applications comme Gmail ou Flickr. Le web 2.0 est une plateforme prête à recevoir les éducateurs, les médias, la politique, les communautés, pour pratiquement chacun en fait […] Le web 2.0 c’est tout cela et ne laissez personne vous dire que c’est l’une ou l’autre de ces définitions. Le web 2.0 parle des personnes, quand le web descend à eux.”

Les partisans de l'approche Web 2.0 pensent que l'utilisation du Web s'oriente de plus en plus vers l'interaction entre les utilisateurs, et la création de réseaux sociaux rudimentaires, pouvant servir du contenu exploitant les effets de réseau, avec ou sans réel rendu visuel et interactif de pages Web. En ce sens, les sites Web 2.0 agissent plus comme des points de présence, ou portails Web centrés sur l'utilisateur plutôt que sur les sites web traditionnels. Le web 2.0 est une attitude, une philosophie d’ouverture sociale dont le but est d’abandonner le contrôle individuel sur les choses au profit de la participation du plus grand nombre.

Les caractéristiques du Web 2.0 peuvent se résumer ainsi :

  • des nouvelles interfaces web plus intuitives et plus rapides (AJAX, DHTML, JavaScript, ...),
  • les blogs (la dernière grande convention des bloggeurs à eu lieu à Paris et s’intitulait "Les blogs 2.0") et tout ce qu’on peut associer à cette mouvance (podcasting, vidéoblogging, ...),
  • les sites de partage de données comme Flickr ou Blogmarks et les sites de "réseautage" comme 6nergies ou LinkedIn,
  • tout ce qui favorise l’interactivité (comme les forums), le travail collaboratif (wiki) et la recherche d’informations transversales (tags, flux RSS, ...),
  • tout ce qui est peu nouveau (gasp !) et met en oeuvre des technologies peu courantes (comme Google Earth par exemple).

Source : www.clever-age.com/veille/blog/l-internet-2.0.html

 

Et le blog alors ?

Vous le saviez déjà, la blogosphère est un sous-ensemble du World Wide Web, qui désigne l'ensemble de tous les blogs. Plusieurs sites recensent et analysent les tendances de cette communauté, citons par exemple Technorati, BlogArea, Blogolist, Weblogues et Feedster.. La blogosphère semble suivre la loi des Puissances, qui dit que quelques éléments concentrent la majorité de la popularité. Comme tout autre groupe social humain, des effets de groupe (sympathie, antipathie, leadership...) apparaissent avec régularité.

Un blog ou blogue (contraction de « web log ») est un site Web constitué d'un ensemble de billets classés par ordre chronologique. Chaque billet (appelé aussi note, article ou post) est, à l'image d'un journal de bord ou d'un journal intime, un ajout au blog ; le blogueur (celui qui tient blog) y porte un texte, souvent enrichi d'hyperliens et d'éléments multimédias, sur lequel chaque lecteur peut généralement apporter des commentaires.

Technorati est un moteur de recherche sur Internet spécialisé dans le domaine des blogs. (A titre d'exemple le blog que vous lisez actuellement est classé au 100 322 ème rang de technorati...ok, ok, on fait ce que l'on peut).

medium_qtyweblog.3.pngChaque année, son PDG, David Sifry publie « The State of Live Web ». Technorati annonçait dernièrement recenser 70 millions de blogs, et enregistre la création de 120,000 nouveau blog dans le monde tous les jours, soit 1,4 blog crée chaque seconde. Le japonais est le langue la plus utilisée (37%) suivi par l’anglais (36%).

Le français plafonne à 3%.

La taille de la blogosphère a doublé en 320 jours (temps nécessaires pour passer de 35 à 70 millions de blogs). Soit un ralentissement relatif : auparavant tous les 180 jours sur le pallier 5 à 10 millions de blog…(source : http://www.sifry.com/alerts/archives/000493.html).

Alors le blog est-t'il en train de devenir pour autant un "media", support d'information à part entière ?

Quelques éléments de réponse dans le second chapitre...

To be continued.

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