<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?> <?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="/atom.xsl" ?> <feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" xml:lang="fr"> <title>TERRA NOVA</title> <link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://terranova.blogspirit.com/atom.xml"/> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://terranova.blogspirit.com/" /> <subtitle>Carrefour interculturel</subtitle> <updated>2008-07-05T13:19:04+02:00</updated> <rights>All Rights Reserved blogSpirit</rights> <generator uri="http://www.blogspirit.com/" version="5.0">blogSpirit.com</generator> <id>http://terranova.blogspirit.com/</id>  <entry> <author> <name>bezappy !</name> <uri>http://terranova.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Sarkoland</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://terranova.blogspirit.com/archive/2008/07/05/sarkoland.html" />  <id>tag:terranova.blogspirit.com,2008-07-05:1587734</id> <updated>2008-07-05T11:26:30+02:00</updated> <published>2008-07-05T11:26:30+02:00</published>   <category term="Décryptage Nord-Sud" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="Sarkoland" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="SARKO" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="europe" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="ingrid" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="infirmières bulgares" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> Le président SARKOZY est en direct sur les antennes européennes.   En direct...</summary> <content type="html" xml:base="http://terranova.blogspirit.com/"> &lt;p&gt;Le président SARKOZY est en direct sur les antennes européennes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En direct du siège de l'UMP..bon, passons cet enième mélange des genres. Aprés sa victoire médiatique accompagnant la libération d'Ingrid BETANCOURT, qui a donné une leçon de sagesse et d'humilité au monde entier, rappellant au passage que le président CHIRAC et le ministre des affaires étrangères De Villepin avaient joué un rôle durant ces 7 dernières années.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il n'a pû s'empêcher. Il l'a dit, faisant le jeu de Ségolène Royale. &quot;Aprés les infirmières bulgares, Ingrid BETANCOURT..&quot; Ravivant certainement l'idée gauloise et gaullienne, mais davantage celle des lumières, des droits de l'homme que le pays FRANCE incarne, ou incarnait.&amp;nbsp;Mais que les choses soient claires. Il y a récupération et passé la tendance actuelle et la dignité de rigueur et le plaisir de cette libération, il y a le fond qui résiste à l'hypercommunication. Quel objectif poursuit ce président avide de médias quand il dit et fait son contraire en associant une victoire qui n'est pas la sienne à une mobilisation qui a dépassé les citoyens français ? Cette prise d'hotage médiatique est indigne tout comme celle des infirmières bulgares qui a agacé les anglais et les allemands tout comme cette invitation syrienne le jour du 14 juillet, tout comme, tout comme. Il y a des instants et des symboles qui existent depuis des siècles. Ce n'est pas en s'imposant comme un vendeur de voiture allemande et un remueur de tort que 500 millions d'européens vont être séduit par une classe politique qui n'a d'avenir que le sien. Aucun concept, aucune vision. Un mélange d'incantation et de discussion de comptoir, vous mélangez le tout et vous l'afficher haut et fort. Voila la stratégie du président de SARKOLAND. Que représente ce élu à 52% pour les 36% qui l'estime encore et donc les 64% qui sont déçu?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si le dynamisme est toujours de rigueur, est-ce que ces excès de forme de &quot;moi-jeisme&quot; va faire école au sein de l'Union Européenne (dont il vient d'annoncer une présidence à 3 avec la tchekie et la suède pour les 18 mois qui vienne). Prise et épris de pouvoir...il avance et étend son rayon tel un petit napoléon. Présidence du conseil de sécurité des Nations Unies, OTAN, présidence de l'UE pour 18 mois...libérateur du monde ?!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le SARKOLAND est planté.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A suivre...&lt;/p&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>bezappy !</name> <uri>http://terranova.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Ingrid Betancourt est...</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://terranova.blogspirit.com/archive/2008/07/03/ingrid-betancourt-est.html" />  <id>tag:terranova.blogspirit.com,2008-07-03:1586543</id> <updated>2008-07-03T08:35:06+02:00</updated> <published>2008-07-03T08:35:06+02:00</published>   <category term="La tribu" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="Ingrid Betancourt" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Colombie" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Liberté" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="otages colombiens" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> Libre&amp;nbsp;!    &amp;nbsp;  </summary> <content type="html" xml:base="http://terranova.blogspirit.com/"> &lt;span style=&quot;font-size: 72pt; color: yellow; font-family: 'Cooper Black'&quot;&gt;Libre&amp;nbsp;!&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 72pt; color: yellow; font-family: 'Cooper Black'&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>bezappy !</name> <uri>http://terranova.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Courrier libéré d'un lecteur à libé</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://terranova.blogspirit.com/archive/2008/07/01/courrier-libere-d-un-lecteur-a-libe.html" />  <id>tag:terranova.blogspirit.com,2008-07-01:1585279</id> <updated>2008-07-01T09:26:48+02:00</updated> <published>2008-07-01T09:26:48+02:00</published>   <category term="Décryptage Nord-Sud" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="michel aveline" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="esclavage" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="festival d'aix" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="libération" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="libé" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> Le regard de michel aveline, fin connaisseur et éternel voyageur du...</summary> <content type="html" xml:base="http://terranova.blogspirit.com/"> &lt;p&gt;Le regard de michel aveline, fin connaisseur et éternel voyageur du Continent africain, producteur et réalisateur audiovisuel, qui a récemment consacré son travail à des reportages et des documentaires sur les &quot;filières&quot; de l'esclavage et de la prostitution infantine entre le Nigéria et le Togo, nous livre son courrier des lecteurs adressé au journal Libération (Libé) à l'occasion d'un cahier (supplémen) culturel sur le festival d'Aix, festival qui tente de résisté à la prout-prout attitude, et dont le quotidien français dépend à la sauce cliché et sans saveur, un des spectacles qui s'y est tenu et qui parle de l'esclavage.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Séquence coup de gueule.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;EN-GB&quot; xml:lang=&quot;EN-GB&quot;&gt;A l’attention de Béatrice Valleyes&lt;/span&gt; &lt;span lang=&quot;EN-GB&quot; xml:lang=&quot;EN-GB&quot;&gt;(copie à Thomas Hofnung)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;br class=&quot;webkit-block-placeholder&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;A propos du Cahier spécial Festival d'Aix&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;EN-GB&quot; xml:lang=&quot;EN-GB&quot;&gt;J’ai hésité entre l’ironie agacée, le mépris dédaigneux, et une franche mauvaise humeur avec un zeste de mauvaise foi car somme toute &quot;Libé&quot; est bien mon quotidien du matin. Je ne peux guère l’éviter longtemps qui plus est une veille de week end!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;EN-GB&quot; xml:lang=&quot;EN-GB&quot;&gt;Belle Une du “cahier spécial Festival d’Aix”. Une belle typo, un joli cadrage, une photo chargée de sens, un vœu magique “Pour en finir avec l’Esclavage”. Un pavé, essentiel, nous propose de revisiter le poncif inusable de la tradition et de la modernité: l’obscure “Zaïde” de Wolfgang sonnerait le glas d’un fléau toujours contemporain, l'esclavage. Peter Sellers accroché aux basques de Mozart en pourfendeur de la traite a effectivement quelque chose d’épique et je ne mets pas en cause le créateur. Mais il y a un malaise, un truc qui cloche. Ce cahier est “so chic” avec de beaux annonceurs culturels. Il aurait des allures de dossiers de presse de la belle époque!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;EN-GB&quot; xml:lang=&quot;EN-GB&quot;&gt;Un bel habillage où les relations publiques du Festival auraient réussi cette alchimie qui consiste à marier la carpe et le lapin, l’invraisemblable et l’impossible, la fiction et la réalité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;EN-GB&quot; xml:lang=&quot;EN-GB&quot;&gt;Un mauvais esprit y verrait même un stratagème et une supercherie!! Un colloque à&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Sciences Po’ en matinée pour alerter quelques neurones et une belle soirée à l’Archevêché pour adoucir les mœurs! Et rendez vous “après”, place d’Albertas avant de souper aux 2 G!&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;EN-GB&quot; xml:lang=&quot;EN-GB&quot;&gt;Il ne manquerait que la météo du Festival!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;EN-GB&quot; xml:lang=&quot;EN-GB&quot;&gt;La relecture du beau travail de Kevin Bales de Free the Slaves n’absout pas “Libé” de son regard conventionnel, de ses références convenues. La doc et l’info que vous nous servez “datent” terriblement comme des exemples éculés parce que l’actualité de cette question évolue à la vitesse du cours du pétrole ou encore à celui du&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; sac de riz.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;EN-GB&quot; xml:lang=&quot;EN-GB&quot;&gt;Votre carte, exercice difficile j’en conviens, aseptise votre démonstration. Esclavage, Exploitation, Servitude, les “trois mamelles”, sont des classifications de bon aloi universitaire. Ces “états” sont tous les trois liés, étroitement mêlés dans le temps comme dans l’espace africain et applicables aux zones que vous pointez. Le sud du Togo ne souffre pas à la même vitesse que son nord. Et d’Est en Ouest le Nigéria est si étranger à lui même.&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; La question ne se pose pas de la même manière dans les faubourgs de Bamako ou dans les confins de Chingueti.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;EN-GB&quot; xml:lang=&quot;EN-GB&quot;&gt;Et puis il faudrait cesser d’entonner le refrain connu de la “tradition”, de la “coutume” et de l’assaisonner à toutes les sauces touareg ou tamachek, fon ou haoussa:&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; il est partout question de pauvreté, il est toujours question d’argent. Aujourd’hui, mi 2008, il n’est question que d’argent. Les élites, du village africain au gouvernement éclairé, les familles comme les victimes, toutes sont complices du silence, toutes travestissent la réalité et contournent la légalité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;EN-GB&quot; xml:lang=&quot;EN-GB&quot;&gt;Les étrangers, occidentaux faut il le préciser le plus souvent, ces “toubabs”, “nassaras”, “yovos”ou “moundélés” selon les lattitudes, individus ou Ong, tombent dans tous les panneaux de la duplicité tradition/exploitation ou modernité/pauvreté.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;EN-GB&quot; xml:lang=&quot;EN-GB&quot;&gt;En Afrique&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; de l’Ouest, par exemple, les tantes “exploitent” leurs nièces, au vu et au su de toute la famille.&amp;nbsp;Les oncles “pillent” les garçons comme autant de paires de bras qui valent des revenus. Avant de parler de prostitution, évidence planétaire, parlez donc du droit de cuissage ou de l’inceste familial. Décrivez la condition ordinaire et anonyme des milliers de fillettes togolaises qui peuplent les arrières cuisines de la bougeoisie gabonaise trop stérile. Parlez de ces adolescents mécano à vie sans salaire chez les garagistes burkinabés. Ecoutez les jeunes filles des grands marchés de Cotonou, “portefaix” à la tâche, qualification si désuette que vous vous interrogerez sur leur métier. Demandez aussi les billets &quot;Retour&quot; des fillettes qui embarquent sur les charters libanais du Hadj ou faites descendre les garçonnets de leurs échaffaudages de peintres en bâtiment qui rénovent si joliment les murs des ministères ou des ambassades. Et il vous faudrait enquêter sur la corruption ordinaire, sur l’économie de ces traffics, sur les profits d’une activité si lucrative qu’elle redistribue des salaires en cascade. Pourquoi, croyez vous, qu'une fois &quot;affranchis&quot; ces jeunes hommes ne rêvent que d'être &quot;ogas&quot;, trafiquants de main d'œuvre à la maison en parpaings et au toit en tôle, au volant d'une voiture encore immatriculée dans la Seine Maritime ou le Calvados?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;EN-GB&quot; xml:lang=&quot;EN-GB&quot;&gt;Ces détournements et la perversion de l’apprentissage des jeunes hommes, de l’écolage des cadets, du placement de l’aînée bref tous ces dispositifs de la solidarité familiale que toutes les sociétés rurales avaient inventés et&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; ont pratiqué, toutes ses dérives donc se sont accélérées depuis une décénnie et n’ont jamais été ratrappées par les législations faute seulement de leur application car tous les textes sont là, votés depuis des années parfois. Et tout cela au vu et au su de toute la fratrie dans la maison. Au vu et au su de l’Instituteur, du Pasteur ou de l’Imam et du “Chef” au village!. Au nez et à la barbe du gendarme ou du douanier aux frontières! Au su souvent des chancelleries étrangères et des grandes Ong. C’est une réalité. C'est une fatalité que l’Afrique assume, elle qui a le génie terrible d’endurer la souffrance au delà de toutes les limites sans cesse repoussées.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;EN-GB&quot; xml:lang=&quot;EN-GB&quot;&gt;De grâce cher “Libé” épargnez nous ces visions encyclopédiques estivales qui n’ont jamais le goût du sel et ne sentent jamais la sueur de cette réalité. Et parlez nous plutôt des causes et des raisons de ces états de fait. Tout ceci est dans la rue, là sous vos yeux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;EN-GB&quot; xml:lang=&quot;EN-GB&quot;&gt;Michel Aveline&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;EN-GB&quot; xml:lang=&quot;EN-GB&quot;&gt;avelinemichel@yahoo.fr&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>bezappy !</name> <uri>http://terranova.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Massacre du Muttur</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://terranova.blogspirit.com/archive/2008/06/22/massacre-du-muttur.html" />  <id>tag:terranova.blogspirit.com,2008-06-22:1580033</id> <updated>2008-06-22T21:24:21+02:00</updated> <published>2008-06-22T21:24:21+02:00</published>   <category term="Décryptage Nord-Sud" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="ACF" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Muttur" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="ONG" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Sri Lanka" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> APPEL A CONTRIBUTION DES&amp;nbsp;LECTEURS DE TERRA NOVA.   Une campagne a été...</summary> <content type="html" xml:base="http://terranova.blogspirit.com/"> &lt;p&gt;APPEL A CONTRIBUTION DES&amp;nbsp;LECTEURS DE TERRA NOVA.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une campagne a été lancé par Action Contre la Faim pour dénoncer l'inefficacité des mesures prises par le gouvernement Sri-Lankais à la suite de l'assasinat le 4 août 2006 de 17 membres d’Action contre la Faim, à Muttur au Sri-Lanka. Un site dédié à la campagne a été mis en ligne afin d'informer sur les raisons de cette mobilisation mais aussi pour recueillir un maximum de signatures pour l'appel à une enquête internationale.&amp;nbsp;Merci de faire passer le mot pour réunir de nombreuses signature. &lt;a href=&quot;http://www.justiceformuttur.org/&quot;&gt;www.justiceformuttur.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;------&lt;br /&gt; SRI LANKA / MASSACRE DE MUTTUR :&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; ACF dénonce l’inefficacité des procédures sri lankaises&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le 4 août 2006, 17 membres d’Action contre la Faim étaient sauvagement exécutés à Muttur. Ce meurtre constitue le plus grave crime commis contre une organisation non gouvernementale. Suite à cet événement, plusieurs procédures judiciaires ont été ouvertes au Sri Lanka. Aujourd’hui, près de 2 ans après, force est de constater l’échec cuisant des procédures en cours et le manque de volonté flagrant du gouvernement sri lankais pour établir la vérité.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Face à cela, Action contre la Faim quitte le pays, se retire de toutes les procédures locales en cours, révèle publiquement la somme des entraves rencontrées et demande qu’une enquête internationale soit ouverte, seule capable d’identifier les coupables.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; 2 ans d’obstructions, d’implications du politique dans le judiciaire, et de camouflage&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Suite au massacre de Muttur, ACF a suivi pendant 2 ans les 3 procédures judicaires en cours sur place en sa qualité de victime. 2 années durant lesquelles les enquêtes, loin d’avancer vers la recherche de la vérité, n’ont été qu’une suite d’obstructions, d’intrusions du politique dans le judiciaire, de manque de transparence, voire d’erreurs… ACF révèlera publiquement au cours du point presse la somme des entraves venues compromettre – jusqu’au discrédit total - la possibilité d’obtenir la vérité au Sri Lanka. Pour que ce crime ne reste pas impuni, seule une enquête internationale pourra faire la vérité.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Lancement de la campagne Justice for Muttur : un événement qui rappelle l’horreur insoutenable d’un massacre impuni&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Afin de lancer sa campagne, Action contre la Faim se mobilisera le 17 juin sur le lieu symbolique du parvis des droits de l’homme à Paris. 17 bénévoles seront alignés et symboliseront l’odieuse scène durant laquelle les 17 travailleurs humanitaires ont été exécutés afin que ne soient pas oubliés les victimes et la sauvagerie de ce massacre.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le massacre de Muttur en bref&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le 4 août 2006, 17 travailleurs humanitaires d’Action contre la Faim étaient assassinés dans la ville de Muttur, au Nord-est du Sri Lanka. Fusillés un par un, les victimes ont été exécutés sciemment. Ce massacre constitue le crime le plus grave perpétré contre une organisation non gouvernementale et s’assimile à un crime de guerre selon le droit international.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Contact presse :&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Lucile Grosjean, +33 1 43 35 82 22 , &lt;a href=&quot;mailto:lgrosjean@actioncontrelafaim.org&quot;&gt;lgrosjean@actioncontrelafaim.org&lt;/a&gt; ou &lt;a href=&quot;mailto:info@justiceformuttur.org&quot;&gt;info@justiceformuttur.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>bezappy !</name> <uri>http://terranova.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Monocratie 1point c'est tout</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://terranova.blogspirit.com/archive/2008/06/16/monocratie-1point-c-est-tout.html" />  <id>tag:terranova.blogspirit.com,2008-06-16:1575950</id> <updated>2008-06-16T19:16:08+02:00</updated> <published>2008-06-16T19:05:00+02:00</published>   <category term="Décryptage Nord-Sud" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="Sarkosy" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="USA" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Bush" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Lybie" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="14 juillet" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> C'est à&amp;nbsp;Robert BADINTER que l'on doit la formule &quot;La 5ème république...</summary> <content type="html" xml:base="http://terranova.blogspirit.com/"> &lt;p&gt;C'est à&amp;nbsp;Robert BADINTER que l'on doit la formule &quot;La 5ème république est devenue une monocratie&quot;. L'ancien garde des sceaux qui avait aborgé la peine de mort sait de quoi il parle. On assiste pas à pas à un copier coller de l'exécutif à l'américaine, pardon, à la Georges Bush, dans les mécanismes que met en place, sans trop de résistances, le Président Sarkosy. Toute la panoplie est présente. Des services de renseignements regroupant l'ensemble des services présents à la Défense, à l'Intérieur et aux Affaires étrangères, soit 20000 personnes, et un responsable qui rapporte directement au Président. Des réunions avec 7 de ses ministres rapprochées au siège de l'UMP, euh à l'Elysée, le manège et le ménage dans les médias, de presse privée ou publique, le pilotage des recettes publicitaires, la jeu de la roue de la démocratie avec des positions amidextres sur le Liban, l'Israèl, la Syrie et l'Iran. Tout y passe, même le petit tour à vélo avec Georges sur les Quais de Seine à l'occasion de son pot d'adieu. Georges avait besoin d'un ami, aprés la dernière claque qu'il a reçu sur le caractère illégale du camp de Guantanamo et autres typologie anti-constitutionnelle telle que les &quot;prisonniers combattants&quot; ou la légalisation de la torture. Quoi de plus normal d'annoncer enfin désormais un début de calendrier de retrait, malgré l'avis contraire du héros national Mc Cain. Les conservateurs ne s'affichent plus avec le président sortant, qui laisse le pays dans un état lamentable, endetté comme il ne l'a jamais été aprés avoir mentit à tout un peuple et au monde entier pour lui permettre de faire, et faire financer, une guerre illégale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors que de ce côté du monde, le président français s'apprête à recevoir un chef terroriste de plus sur le sol français, non-pas le jour de la fête des droits de l'homme, cette fois-ci comme ce fût le cas pour Kadafi, qui l'a bien remercier en comparant son projet d'union de la méditerranée à un moyen féodal pour, je cite, &quot;les chiens que nous sommes&quot;, non, ce sera le jour de la fête nationale, le 14 juillet, date à laquelle on ne sait plus si&amp;nbsp;l'on fête la vrai révolution (qui fût faite bien avant en réalité par le peuple) ou la guerre des bourgeoisies et des nobles, bref ce jour là ce sera au mécène des bombes libanaises, le Président syrien d'être reçu en grandes pompes, de quoi lui vanter lors du défilé, les dernières promotions meurtières en ventes par&amp;nbsp;la défense française, incapable de financer les missions navales prévues en 2008.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quand on a décidé d'exercer seul le pouvoir, et qu'on parle plus pour faire moins, quand on annonce plus pour endormir plus, alors pourquoi s'arrêter en si bon chemin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 1er juillet, la France prendra pour six mois la présidence de l'Union Europénne, juste aprés le non irlandais qui renvoit les 26 autres pays ayant choisit la voie parlementaire, de reprendre, peut-être leur copie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Encore une fois, la question était mal posée et le vote est d'abord à portée nationale. Mais alors à&amp;nbsp;quand un référendum européens, à quand une prise en compte de la réalité sur le fait que ce projet n'appartient pas aux mécanismes de votes, mais aux votants.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La démocratie c'est d'abord les contre-pouvoirs. La démocratie participative, ce n'est pas le jeu des post-its de Ségolène Royale qui à vider de son sens cette appellation, c'est le fait de disposer de contre-pouvoirs qui garantissent une bonne gouvernance et des corrections de trajectoires surant l'exercice des mandats. Car comme le rappelait BADINTER, une fois élu, et avec un régime présidentiel français qui transforme le premier ministre en vice-secrétaire général, et nous offre une situation où le plus bosseur gagne des points dans les sondages et le plus hâbleurs explose en plein vol, une fois élu, le président gouverne seul, renforcé par les récentes dispositions sur la modernisation des institutions.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;No passaran !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>bezappy !</name> <uri>http://terranova.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Obama et les Signes (2)</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://terranova.blogspirit.com/archive/2008/06/15/obama-et-les-signes-1.html" />  <id>tag:terranova.blogspirit.com,2008-06-15:1575110</id> <updated>2008-06-15T19:24:38+02:00</updated> <published>2008-06-15T19:20:00+02:00</published>   <category term="Décryptage Nord-Sud" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="Obama" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="nouvelle ère politique américaine" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="USA" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="élections 2008" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary>      L es beaux livres , écrivait Marcel Proust,  sont écrits dans une sorte...</summary> <content type="html" xml:base="http://terranova.blogspirit.com/"> &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;span class=&quot;dropcap&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://terranova.blogspirit.com/media/01/02/4f9645dbdd13a7b54e7c3850a275fc15.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://terranova.blogspirit.com/media/01/02/4f9645dbdd13a7b54e7c3850a275fc15.jpg&quot; alt=&quot;4f9645dbdd13a7b54e7c3850a275fc15.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-207963&quot; name=&quot;media-207963&quot; /&gt;&lt;/a&gt;L&lt;/span&gt;es beaux livres&lt;/em&gt;, écrivait Marcel Proust, &lt;i&gt;sont écrits dans une sorte de langue étrangère.&quot;&lt;/i&gt; On pourrait en dire autant de toute forme d'expression humaine... Et pourquoi pas du discours politique quand il ne se contente pas de mimer les idées reçues, qu'il est porteur d'une nouvelle langue et d'une nouvelle grammaire politique ? L'ampleur des changements se mesure alors à la prolifération de signes nouveaux, parfois contradictoires, parfois convergents, mais difficiles à lire dans la langue politique traditionnelle car ils échappent au simple message des communicants et à la logique médiatique de la persuasion. S'il y a un Barack Obama que les médias ignorent obstinément, c'est bien l'Obama sémiologue, attentif aux signes et à leur circulation dans la médiasphère.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans &lt;i&gt;L'Audace d'espérer&lt;/i&gt; (Presses de la Cité, 2007), il décrit par exemple comment une histoire fabriquée ou une fausse nouvelle &lt;i&gt;&quot;répétée inlassablement et lancée dans l'espace cybernétique à la vitesse de la lumière finit par devenir une particule de réalité, comment des caricatures politiques et des pépites de conformisme s'incrustent dans notre cerveau sans que nous ayons eu le temps de les examiner...&quot;&lt;/i&gt;. Un contexte, ajoute-t-il, qui &lt;i&gt;&quot;favorise non pas ceux qui ont raison, mais ceux qui, comme le service de presse de la Maison Blanche, peuvent présenter leurs arguments le plus bruyamment, le plus fréquemment, avec le plus d'obstination possible, et devant la meilleure toile de fond&quot;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Obama dénonce l'écart croissant &lt;i&gt;&quot;entre les paroles et les actes, un fossé qui corrompt le langage et la réflexion&quot;&lt;/i&gt; et qui n'a cessé de se creuser depuis Ronald Reagan et &lt;i&gt;&quot;ses tours de prestidigitation verbale&quot;&lt;/i&gt;. A peine élu au Sénat, assailli par les reporters et les commentateurs, il se demande &lt;i&gt;&quot;combien de temps il faut à un homme politique... avant que le comité des scribes, des rédacteurs en chef et des censeurs n'élise résidence dans sa tête.&lt;/i&gt; (...) &lt;i&gt;Combien de temps pour se mettre à parler comme un politicien ?&quot;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'avenir dira si Barack Obama est l'inventeur d'un nouvel idiome politique ou s'il n'en est que le simulacre, le simple avatar d'un Lincoln à l'ère de &quot;Second Life&quot;. Mais il serait absurde de nier qu'il incarne une nouvelle génération d'hommes politiques qui méritent d'être qualifiés de sémio-politiciens, porteurs de signes et de symboles plutôt que de programmes et de promesses, moins aptes à se &lt;i&gt;&quot;positionner&quot;&lt;/i&gt; sur un arc traditionnel de forces politiques qu'à inspirer des manières nouvelles de penser le monde et de le changer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est sans doute la clef de l'attraction qu'exerce sa candidature sur les jeunes Américains : son parcours raconte l'apprentissage difficile des signes, la quête d'une identité métisse, partagée &lt;i&gt;&quot;entre deux mondes, le noir et le blanc&quot;&lt;/i&gt;, chacun d'eux possédant &lt;i&gt;&quot;son propre langage, ses propres coutumes et ses propres structures&quot;&lt;/i&gt;, et la tentative de les réconcilier par &lt;i&gt;&quot;un effort de traduction&quot;&lt;/i&gt;. Obama, depuis son plus jeune âge, fut contraint à un usage intensif et attentif des signes. &lt;i&gt;&quot;Depuis la découverte effrayante que j'avais faite dans&lt;/i&gt; Life&lt;i&gt;, celle de crèmes blanchissantes&lt;/i&gt;, écrit Barack Obama dans &lt;i&gt;Les Rêves de mon père&lt;/i&gt; (Presses de la cité &quot;Etranger&quot;, 256 p., 21 €)&lt;i&gt;, j'avais fait connaissance avec le lexique en vigueur dans la communauté pour décrire les différentes façons d'être noir : les bons cheveux, les mauvais cheveux, les lèvres épaisses ou les lèvres fines.&lt;/i&gt; (...) &lt;i&gt;De fait, il n'était même pas certain que tout ce que nous pensions être une expression libre et sans entraves de notre identité noire - l'humour, les chants, la passe dans le dos - ait été librement choisi par nous. Au mieux tout cela était un refuge, au pire un piège.&quot;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://terranova.blogspirit.com/media/01/01/599cb6bfeca7e8e590de7c174a4ada80.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://terranova.blogspirit.com/media/01/01/599cb6bfeca7e8e590de7c174a4ada80.jpg&quot; alt=&quot;599cb6bfeca7e8e590de7c174a4ada80.jpg&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-207964&quot; name=&quot;media-207964&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Obama est beaucoup plus qu'un &lt;i&gt;&quot;storyteller&quot;&lt;/i&gt; de génie. C'est un stratège de l'inconscient américain. Il a su faire de sa personnalité hybride, aux repères biographiques hétérogènes, une métaphore des nouvelles identités composites à l'ère de la mondialisation. C'est pourquoi on ne peut analyser cet événement à la lueur des analogies historiques (Martin Luther King ou les Kennedy) mais dans l'espace, dépourvu de tout antécédent, de l'après-11-Septembre. Il tend à une Amérique désorientée un miroir où se recomposent des éléments narratifs dispersés.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Depuis le 11-Septembre, les républicains ont opéré un véritable retournement des idéaux types américains : en criminalisant l'immigration, en bâtissant des murs aux frontières, en encadrant la liberté d'expression, en surcodant l'identité par la religion.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Obama fait l'inverse. A la rhétorique du conflit des civilisations, il oppose une autre syntaxe, celle des assonances et des conciliations, celle des identités métissées et des variations, l'identité ouverte de l'émigré à l'âge des déplacements. Son parcours d'Américain métis est un retour au récit américain des origines.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec Obama, c'est toute une Amérique qui retrouve ses repères perdus depuis le 11-Septembre : l'immigration, le voyage, le melting-pot, la frontière comme dimension vivante et positive. Obama incarne une tentative de faire rebondir le récit américain mis à mal et de reconstruire l'identité d'un &lt;i&gt;&quot;peuple déjà spolié de son histoire, un peuple manquant souvent des moyens de rétablir cette histoire en la montrant sous une forme différente de celle qui apparaissait sur les écrans de télévision&quot;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jean Genet, dans un tout autre contexte, en avait peut-être pressenti l'imminence. &lt;i&gt;&quot;Les Noirs en Amérique&lt;/i&gt;, disait-il, &lt;i&gt;sont les signes qui écrivent l'histoire, sur la page blanche ils sont l'encre qui lui donne un sens.&quot;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;hr /&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Christian Salmon&lt;/b&gt; est écrivain.&lt;/p&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>bezappy !</name> <uri>http://terranova.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Obama et les signes (1)</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://terranova.blogspirit.com/archive/2008/06/15/obama-et-les-signes-11.html" />  <id>tag:terranova.blogspirit.com,2008-06-15:1575122</id> <updated>2008-06-15T19:27:57+02:00</updated> <published>2008-06-15T19:15:00+02:00</published>   <category term="Décryptage Nord-Sud" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="Obama" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="USA 2008" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="salomon" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> Aussitôt connue, la victoire de Barack Obama aux primaires démocrates a été...</summary> <content type="html" xml:base="http://terranova.blogspirit.com/"> Aussitôt connue, la victoire de Barack Obama aux primaires démocrates a été qualifiée d'&quot;historique&quot; et même de &quot;légendaire&quot;. Le New York Times l'a rangée sans hésiter dans la catégorie de l'&quot;épique&quot; et la presse internationale salue la longue marche du premier candidat noir vers la nomination comme un &quot;voyage&quot; historique et légendaire. Non pas celui du héros vers le pouvoir suprême, comme dans les habituelles success stories politiques, mais le voyage transindividuel et initiatique de l'Amérique vers elle-même. La tentation est donc grande et justifiée d'analyser la performance de Barack Obama comme une preuve nouvelle de l'efficacité du storytelling politique. Certains en attribueront la paternité au &quot;narrateur&quot;, David Axelrod (le conseiller d'Obama), qui aurait remporté une victoire par K.-O. sur le conseiller d'Hillary Clinton, qualifié de simple sondeur... D'autres y verront la revanche de l'apprenti storyteller sur son professeur, James Carville, stratège de la campagne de Bill Clinton en 1992, à laquelle participa Axelrod.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le destin d'Obama semble tout devoir à la fiction. Il évoque celui du héros de la série &quot;A la Maison Blanche&quot; : premier candidat &quot;non blanc&quot; à briguer la présidence des Etats-Unis, Santos a commencé sa carrière en tant qu'&quot;organisateur de communautés&quot;. Il est marié et a deux enfants. Il s'impose après une primaire démocrate déjà épique qui soutenait la candidature du vice-président. Ses rivaux l'attaquent pour son inexpérience politique, et il répond par de grands discours inspirés sur la réconciliation nationale et le message du changement.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Comment analyser ces recoupements entre fiction et réalité ? Qui, du héros de fiction ou du candidat fictionnel, imite l'autre ? Le destin d'Obama serait-il tout droit sorti d'un scénario d'Hollywood pour redorer le blason de l'Amérique ? L'idée est séduisante. Mais elle est fausse. Le scénariste et producteur de la série, Eli Attie, a récemment révélé dans une interview avec The Guardian que le modèle dont il s'était inspiré pour construire le personnage de Santos était tout bonnement... Barack Obama. Impressionné par son discours à la convention démocrate de 2004, Attie avait appelé David Axelrod pour en savoir plus sur le jeune sénateur de l'Illinois. Santos n'était donc qu'un double fictionnel d'Obama !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le succès d'Obama risque d'inspirer bien des imitateurs. Et le storytelling &quot;idéaliste&quot; de David Axelrod fera aussi sûrement école que le storytelling &quot;cynique&quot; de Karl Rove, le conseiller de George Bush. Il serait cependant très réducteur de les comparer. Howard Kurtz, éditorialiste au Washington Post, observait récemment que les journalistes couvrant la campagne d'Obama s'étonnent souvent de n'être l'objet d'aucune attention particulière de la part des habituels spin doctors, qui tentent d'influencer la presse par des analyses et des commentaires. &quot;Le contraste est frappant, non seulement avec l'équipe d'Hillary Clinton, mais avec la Maison Blanche à l'époque de Bill Clinton et de George W. Bush. En comparaison, celle d'Obama fait figure de vieux canard&quot;, écrivait-il.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &quot;Nous ne pouvons être totalement pacifistes et abandonner le champ de bataille, explique David Axelrod, mais, ce qui est fort dans cette campagne, c'est le rejet des vieilles tactiques politiques.&quot; &quot;Il n'y a aucune offensive de charme du candidat en direction de la presse, observe le correspondant de Newsweek Richard Wolffe. Le contact est limité. Obama voit la presse nationale plus comme un problème logistique que comme un canal pour influer sur l'opinion...&quot; Offrir un espace sans manipulation constitue une part de l'identité de campagne d'Obama, qui a déclaré &quot;vouloir une politique basée non pas sur l'influence et la manipulation, mais sur le débat honnête&quot;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Dans un espace public saturé de récits où toute information doit, pour atteindre sa cible, se présenter sous la forme d'une story, la construction narrative d'une identité politique n'est plus laissée ni au hasard ni au talent. Les livres des candidats ont une fonction précise. Chaque souvenir, chaque idée, chaque expérience constitue l'atome narratif d'une séquence qui doit conduire l'homme politique au pouvoir. Elle le programme et le profile.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le livre de Barack Obama Les Rêves de mon père (éd. Presses de la Cité) témoigne d'un tout autre rapport au récit. C'est un roman d'apprentissage et un roman de voyage, mais c'est tout autant un travail de déconstruction des histoires toutes faites et des récits mythiques de l'enfance : &quot;J'ai appris depuis longtemps à me méfier de mon enfance et des histoires qui l'ont façonnée. Des années plus tard (...), j'ai compris que j'avais passé la plus grande partie de ma vie à tenter de les réécrire, en bouchant les trous dans la narration, en enjolivant les détails gênants, en faisant passer pour des choix individuels le cours aveugle de l'histoire.&quot;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &quot;Nous sommes à l'aube d'une nouvelle ère politique&quot;, a déclaré récemment le linguiste George Lakoff. Professeur de linguistique cognitive à Berkeley, il a fondé le Rockridge Institute, un cercle de pensée dont la mission est d'aider les démocrates à cadrer leur message de manière à reconquérir une hégémonie idéologique perdue depuis Reagan. Lakoff considère Barack Obama comme son meilleur élève. Interrogé sur son influence, Obama a répondu : &quot;Vous savez, j'aime beaucoup Lakoff. Je pense que c'est un homme très compétent. Mais le fait est que je ne suis pas un propagandiste. Ce n'est pas mon travail !&quot;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; --------------------------------------------------------------------------------&lt;br /&gt; Christian Salmon est écrivain.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Article paru dans l'édition du 07.06.08. </content> </entry>  <entry> <author> <name>bezappy !</name> <uri>http://terranova.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Le poids du clan</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://terranova.blogspirit.com/archive/2008/06/15/le-poids-du-clan.html" />  <id>tag:terranova.blogspirit.com,2008-06-15:1575097</id> <updated>2008-06-15T19:11:11+02:00</updated> <published>2008-06-15T19:11:11+02:00</published>   <category term="Décryptage Nord-Sud" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="Solidarité africaine" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Lutte contre la pauvreté" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary>    Afrique : solidarité familiale à risques,             S upprimer les...</summary> <content type="html" xml:base="http://terranova.blogspirit.com/"> &lt;div id=&quot;mainTitle&quot;&gt; &lt;div class=&quot;overHeading&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Afrique : solidarité familiale à risques,&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div id=&quot;mainContent&quot;&gt; &lt;div id=&quot;mainBlock&quot;&gt; &lt;div class=&quot;mainText&quot;&gt; &lt;p class=&quot;firstLine&quot;&gt;&lt;span class=&quot;dropcap&quot;&gt;S&lt;/span&gt;upprimer les exonérations de redevance télévisée et l'augmentation des allocations familiales pour les enfants qui grandissent, freiner la mise en place du revenu de solidarité active, préconisé par Martin Hirsch, haut-commissaire aux solidarités actives, obliger les chômeurs à accepter le deuxième emploi proposé par l'ANPE..., ces mesures de Nicolas Sarkozy reposent sur une hypothèse simple : les mécanismes de solidarité collective qui ont prévalu engendrent l'inertie et freinent le développement économique. Si la société française veut renouer avec la croissance et le plein-emploi, le curseur des dispositifs d'assurance collective - assurance-maladie, assurance-chômage, aides sociales, etc. - doit être abaissé pour réinjecter une dose plus élevée de risque. Combien ? Comment ? On tâtonne pour savoir.&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;saut_ligne&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Cette hypothèse, selon laquelle un juste équilibre entre assurance collective et risque individuel favorise la croissance économique et la prospérité collective, n'est pas spécifique à la France. Elle concerne tous les pays qui sortent de l'Etat providence, mais aussi et peut-être surtout les sociétés en développement. Jean-Paul Azam, professeur d'économie à l'université Toulouse-I, estime ainsi que &lt;i&gt;&quot;c'est l'absence de sécurité sociale qui pénalise le développement économique de bon nombre de pays d'Afrique&lt;/i&gt;&lt;i&gt;&quot;&lt;/i&gt;. Dans les pays en développement, les risques santé, chômage, invalidité sont si élevés qu'ils obligent la famille, le clan à consacrer leur énergie à bâtir des mécanismes d'assurance pour assurer la subsistance des membres du groupe. Ainsi, l'un des principaux mécanismes assurantiels développés par les sociétés africaines est l'émigration. &lt;i&gt;&quot;On trouv&lt;/i&gt;&lt;i&gt;e par exemple des Soninké aux Etats-Unis et en Europe&lt;/i&gt;, note M. Azam. &lt;i&gt;Ces migrants ont pour fonction de procurer au groupe des revenus décorrélés des aléas climatiques. Si la moisson est frappée par la sécheresse ou les sauterelles, le groupe sera nourri par les revenus des migrants.&quot;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Qu'est-ce qui force les migrants à respecter leur mission ? &lt;i&gt;&quot;La baraka.&quot;&lt;/i&gt; Si le patriarche, resté au village, &lt;i&gt;&quot;refuse la baraka au migrant qui a failli, il en résulte une forme d'excommunication. Même ses enfants se détourneront de celui&lt;/i&gt; &lt;i&gt;qui a perdu la baraka&lt;/i&gt;&lt;i&gt;&quot;&lt;/i&gt;, affirme M. Azam. Outre l'émigration, la solidarité interpersonnelle joue aussi un grand rôle dans la survie du groupe. Un père, une mère, un oncle doit sacrifier son épargne... si les besoins de la famille l'exigent. Et chacun sait qu'en Afrique les besoins sont immenses et que la famille ne se réduit pas aux parents et à deux enfants.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Paradoxalement, les sociétés africaines et la société française, issue de l'Etat providence, ont deux points en commun : aucune personne en position de &quot;cotiser&quot; n'échappe aux prélèvements sociaux du groupe ; et la demande de sécurité des bénéficiaires des systèmes d'assurance sociale est abyssale, au point de pénaliser - en Afrique comme en France - la croissance et la création de richesse. La question du poids trop élevé de la solidarité collective est posée en Afrique par bon nombre d'Africains eux-mêmes. Les migrants qui envoient de l'argent au pays finiraient par comprendre que ce flux d'argent régulier engendre la &quot;paresse&quot; du groupe qui reçoit. &lt;i&gt;&quot;Rater chaque année la récolte est un moyen de pérenniser le flux financier en provenance du groupe des migra&lt;/i&gt;&lt;i&gt;nts&quot;&lt;/i&gt;, explique Emmanuelle Auriol, professeur d'économie à l'université de Toulouse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Des travaux menés par Jean-Marie Baland, Catherine Guirkinger et Charlotte Mali, pour le Centre de recherche en économie du développement de l'université de Namur, montrent ainsi que, dans certaines zones rurales du Cameroun, des agriculteurs s'endettent volontairement auprès de coopératives de crédit (tontines) pour dissimuler à leur famille proche le montant de leurs économies. &lt;i&gt;&quot;Quand j'emprunte, ma femme et mes enfants pensent que je n'ai pas d'argent. Je le fais exprès. Ainsi, quand quel&lt;/i&gt;&lt;i&gt;qu'un se plaint qu'il a un problème d'argent, j'explique que je ne peux lui venir en aide car j'ai un emprunt à&lt;/i&gt; &lt;i&gt;rembourser&quot;&lt;/i&gt;, déclare aux chercheurs un agriculteur camerounais. &lt;i&gt;&quot;Si j'emprunte pour payer l'école&lt;/i&gt;, ajoute-t-il, &lt;i&gt;mon fils ne viendra pas me voir pour me demander de lui acheter une paire de chaussures. Mais si je paye l'école avec mes économies, il va me demander autre chose.&quot;&lt;/i&gt; Le coût de cette dissimulation est très élevé puisque les taux d'intérêt peuvent atteindre 13 %.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;POUSSÉS À LA FAILLITE&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La pression exercée par le groupe pour le maintien de la redistribution de personne à personne est si forte en Afrique que certains entrepreneurs sont parfois poussés à la faillite. M&lt;sup&gt;me&lt;/sup&gt; Auriol donne ainsi l'exemple de ce Sénégalais créateur d'entreprise qui, pression familiale oblige, avait déjà dû embaucher tous les membres de sa famille. Lorsqu'il s'est aperçu qu'un des cousins se servait dans la caisse, il l'a licencié. Aussitôt, le clan s'est ligué contre l'entrepreneur. &lt;i&gt;&quot;Sa mère est venue le voir, elle l'a maudit. Il a été obligé de réembaucher le voleur&quot;&lt;/i&gt;, raconte M&lt;sup&gt;me&lt;/sup&gt; Auriol. Pour éviter la ruine, certains entrepreneurs très imaginatifs multiplient la création d'entreprises de manière à brouiller les pistes. Ils clament haut et fort que toutes leurs entreprises sont déficitaires et au bord de la faillite afin de mieux protéger une ou deux structures qui gagnent de l'argent. Certains malins ont choisi d'investir dans l'immobilier pour briser ce cycle de dépendance. Un Sénégalais qui a épargné assez d'argent pour acheter un petit immeuble à la périphérie de Dakar a fait comprendre à sa famille qu'elle ne bénéficierait des revenus locatifs qu'en participant à l'entretien de l'immeuble contre rémunération. D'autres encore n'envoient pas d'argent directement à la famille mais passent commande à l'épicier du village. &lt;i&gt;&quot;C'est une&lt;/i&gt; &lt;i&gt;manière de flécher l'argent qu'ils envoient. Ils savent comment il sera dépensé&lt;/i&gt; &lt;i&gt;et, surtout, l'épicier est témoin de la&lt;/i&gt; &lt;i&gt;dépense&quot;&lt;/i&gt;, indique M&lt;sup&gt;me&lt;/sup&gt; Auriol.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La manière dont les Africains gèrent et vont faire évoluer leurs obligations en matière de solidarité est cruciale pour l'avenir. Le leur surtout. Eliana La Ferrara, professeur à l'université Bocconi, à Milan, écrit que &lt;i&gt;&quot;les sociologues et les anthropologues ont toujours placé les structures familiales au coeur de leur investigation pour comprendre les structures sociales. Les économistes viennent seulement de commencer d'en faire autant. Il est temps d'utiliser les concepts de l'économie pour comprendre comment les personnes, les familles et les groupes prennent leurs décisions dans les pays en développement&quot;&lt;/i&gt;. Cette approche pourrait bien se révéler décisive dans la lutte contre la pauvreté.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;hr /&gt; &lt;b&gt;Courriel :&lt;/b&gt; mamou@lemonde.fr. &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;lien&quot;&gt; &lt;div class=&quot;author&quot;&gt;&lt;b&gt;Yves Mamou (Service Economie/Entreprises)&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;dateline&quot;&gt;Article paru dans l'édition du 14.06.08.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>bezappy !</name> <uri>http://terranova.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>pouvoirs médiatiques</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://terranova.blogspirit.com/archive/2008/06/05/pouvoirs-mediatiques.html" />  <id>tag:terranova.blogspirit.com,2008-06-05:1567122</id> <updated>2008-06-05T10:37:01+02:00</updated> <published>2008-06-05T10:25:00+02:00</published>   <category term="Médias du Sud" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="Côte d'Ivoire" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="UNJCI" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Ibrahim Koné" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Ministère de la communication" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Forum des médias" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="élections" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary>    &amp;nbsp; «&amp;nbsp;On ne fait pas du bon journalisme en étant partisan&amp;nbsp;»....</summary> <content type="html" xml:base="http://terranova.blogspirit.com/"> &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Arial&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Arial&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;«&amp;nbsp;On ne fait pas du bon journalisme en étant partisan&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;La Commission Electorale Indépendante (CEI) a annoncé le 30 novembre 2008 pour la tenue de la prochaine élection présidentielle.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Un code de bonne conduite a été signé par les partis politiques représentatifs de Côte d’Ivoire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;A l’occasion du Press-club spécial organisé le 27 mai dernier par l’Union Nationale des Journalistes de Côte d’Ivoire et le Ministère de la Communication, en marge du Forum National des Médias portant sur «&amp;nbsp;la mission des médias en période électorale&amp;nbsp;», le journaliste et enseignant Ibrahim Koné, ancien secrétaire général du régulateur audiovisuel ivoirien (CNCA), a livré une tirade dont il a le secret. Sans langue de bois et avec expérience. Tout est dit et bien dit.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Jugez-en par vous-même.&lt;/font&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&amp;nbsp; &lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;u&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Thème&lt;/span&gt;&lt;/u&gt;&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;: l’information en période électorale&amp;nbsp;: engagement des politiques et des journalistes.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Le thème qui nous est soumis comporte, des ‘‘ingrédients’’ à la fois riches et variés.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Ce que l’ont peut affirmer d’entrée de jeu, c’est que tous ceux qui prennent part au ‘‘jeu médiatique’’, portent une responsabilité dans sa réussite ou dans&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; son échec.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Désormais, chacun sait que les médias, parce qu’ils nous informent et contribuent à la formation de l’opinion publique font partie intégrante de la définition moderne de la démocratie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Désormais chacun sait que c’est dans les colonnes des Journaux, sur les antennes de radios et surtout de Télévision que se déroule la vie politique, plutôt que dans les assemblées des parlements, ou les cénacles du militantisme partisan, pour le meilleur et pour le pire.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;C’est dire que les médias sont fondamentaux dans une démocratie vieille ou naissante, même si le rôle qu’ils remplissent n’est pas toujours à la mesure de l’enjeu.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Il est juste de reconnaître que de «&amp;nbsp;dérapage&amp;nbsp;» en «&amp;nbsp;dérive&amp;nbsp;» les médias se décrédibilisent aux yeux des ivoiriens.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Ceux-ci leur reprochent leur manque d’indépendance, leur goût du superficiel et du sensationnalisme, leurs erreurs professionnelles.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;C’est assez pour que le traitement, de l’information en période électorale, période&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; sensible s’il en est de nos jours, constitue une préoccupation&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; majeure pour tous. &lt;b&gt;&lt;u&gt;Pourquoi faut-il des médias libres pour des élections libres ?&lt;/u&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;De nombreuses enquêtes font apparaître notamment&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; à l’occasion des campagnes&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; électorales que c’est à travers leur communication dans les médias que les citoyens se font,&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; une idée des enjeux de la vie politique, des problèmes sur lesquels des oppositions politiques fondamentales se manifestent, des thèmes autour desquels s’organisent les compétitions électorales.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;La presse est ainsi appelée à jouer &lt;b&gt;&lt;u&gt;un rôle permanent de médiation entre le système politique et l’ensemble des citoyens&lt;/u&gt;&lt;/b&gt;.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Au demeurant&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; et sur cette base &lt;b&gt;&lt;u&gt;l’exploitation des médias&lt;/u&gt;&lt;/b&gt;&amp;nbsp;; tant en période normale qu’en période électorale, &lt;b&gt;&lt;u&gt;ne saurait être réservée uniquement&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; à la satisfaction de quelques-uns uns&lt;/u&gt;&lt;/b&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Le rôle permanent de médiation des médias est fondamental parce que&amp;nbsp;: à bien des égards, les efforts des partis politiques sont vains, lorsqu’ils&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; ne parviennent pas à faire «&amp;nbsp;passer&amp;nbsp;» leurs thèmes de propagande auprès de la masse des électeurs.&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;C’est le lieu de souligner que les partis politiques nous habitués à des porte-parole &lt;b&gt;&lt;u&gt;de faible capacité&lt;/u&gt;&lt;/b&gt; et n’ayant&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; pas le physique de l’emploi. Toutes choses qui ont rendu &lt;b&gt;&lt;u&gt;leur message électoral, insipide et ennuyeu&lt;/u&gt;&lt;/b&gt;x.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Le débat électoral ne peut être porteur et mobilisateur que si les porte-parole sont dignes d’intérêt. Il se trouve que c’est rarement le cas.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Il ne faut pas s’y tromper&amp;nbsp;; rendez-vous électoral est l’occasion pour le citoyen de repérer ce que sont les &lt;b&gt;‘‘&lt;u&gt;points chauds&lt;/u&gt;’’&lt;/b&gt; du &lt;b&gt;&lt;u&gt;débat politique&lt;/u&gt;&lt;/b&gt;.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Et c’est bien en fonction de ces ‘‘points chauds’’ et des positions prises à leur égard par les différentes forces politiques, que les citoyens arrêteront finalement leur comportement politique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;On le voit bien, la&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; communication politique moderne tend ainsi&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; à confier aux médias un rôle essentiel dans la sélection des enjeux autour desquels doit tourner le débat de la société politique.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;C’est pourquoi la presse donne de plus en plus le ton de la vie politique. Elle lui assure son rythme, elle en ponctue les moments clés.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Les grandes émissions, les grands débats radiodiffusés ou télévisés notamment, constituent&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; désormais &lt;b&gt;&lt;u&gt;les «&amp;nbsp;temps forts&amp;nbsp;»&lt;/u&gt;&lt;/b&gt; de la vie politique et des campagnes électorales.&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;En cette période sensible que peut –on attendre de notre presse&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Primo&amp;nbsp;; un meilleur reflet de notre pluralisme démocratique.&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;On peut reproche beaucoup de choses à un journaliste, mais on ne lui&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; pardonnera pas de manquer à son devoir d’exactitude, d’enfreindre la règle du pluralisme&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; quel que soit l’organe d’information où il exerce ses talents.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Le pluralisme s’apprécie à plusieurs niveaux&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; dans la succession des informations diffusées où la pluralité des opinions doit être représentée le plus équitablement possible&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;dans la présentation individuelle de chaque événement, où les principales composantes doivent apparaître&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;u&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Secondo&amp;nbsp;: le parti pris de neutralité&lt;/span&gt;&lt;/u&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Nous savons que le concept de neutralité dans les médias ne fait pas l’unicité. Le terme lui-même est contre versé. Un journaliste neutre n’existe pas, dit-on souvent.&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Pour autant, si le journaliste ne veut pas être confondu avec l’argent de propagande ou le publicitaire, il n’a d’autre choix que de traiter l’information avec un maximum de neutralité.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Pour ce faire; il faut informer sans commenter.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Le commentaire ne ressort pas de la mission du journaliste&amp;nbsp;; puisqu’il ajouté une opinion à un fait donné.&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Le commentaire procède d’une idée&amp;nbsp;; émane d’un corpus de valeurs&amp;nbsp;; résulte d’un schéma de pensée, qui est de l’ordre du témoignage et non des faits.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;u&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Il faut donc éviter de priver le public de sa liberté de jugement&lt;/span&gt;&lt;/u&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;.&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Il est certain que la neutralité exige de tout journaliste qu’il fasse taire ses convictions personnelles, ses propres sentiments, pour exposer les faits dans leur intégralité.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;D’une manière générale, des expressions telles que&amp;nbsp;:&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; M. X a fait un faux pas……&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; M. Y a prouvé une fois de plus qu’il est le meilleur candidat par sa stupéfiante intelligence, ou Mme Z a commis une lourde faute en prenant telle décision……..&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Constituent des expressions qui nuisent à la qualité du travail journalistique et donc à la crédibilité de leurs rédacteurs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;u&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Enfin tertio&amp;nbsp;: Du souci de la transparence au respect de la vie privée&lt;/span&gt;&lt;/u&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Sur ce réseau les radios, demeurent en règle générale sur une plus grande réserve.&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Généralement, l’on estime qu’à partir moment où les aspects favorables de la vie privée sont évoqués, au nom de quoi des «&amp;nbsp;zones d’ombres&amp;nbsp;» ou des périodes ambiguës devraient-elles être occultées&amp;nbsp;?&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Pour certains l’évocation de la vie privée&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; est dangereuse car on ne sait jusqu’ou elle peut mener et à quelle dérive elle peut aboutir.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Pour d’autres, l’homme public ne peut être détaché de l’homme privé, parce qu’il est porteur de valeurs qui l’engagent personnellement et publiquement.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Le débat d’idées s’en trouve brouillé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Force est de reconnaître que la déontologie et l’éthique passent pour être le cadet des soucis du journaliste ivoirienne.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Notre presse abondante, sous le masque de la modernité joyeuse, grimace en fait une forme de régression morale.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Du coup, elle est demeurée incapable de faire naître en nous, des raisons d’espérer.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Plus que jamais, en ces heures sensibles qui s’annoncent, elle doit plus que par le passé, faire montre de responsabilité, de civisme vrai, en tournant&amp;nbsp; le dos aux dérives ponctuelles, aux dérapages calculés, qui l’affaiblissent et qui lui font perdre chaque jour un peu plus sa légitimité.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Qu’on se dise&amp;nbsp;:&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;On ne fait pas du bon journalisme en étant partisan.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;On devient et on demeure bon journaliste en étant indépendant dans le traitement de l’information.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Je suis de ceux, et ils sont nombreux qui pensent que rien n’est indispensable à la presse que l’indépendance.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; indépendance du journaliste&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;-&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; indépendance du régulateur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;En définitive ce qui est un jeu, ce qui est mis en doute, c’est l’honnêteté et l’indépendance de l’activité journalistique la capacité à produire une information sérieuse pour le public, en résistant aux pressions du pouvoir et de l’argent.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Le mal ne vient d’un manque de dons ou de qualités individuelles, mais bien du fonctionnement&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; d’un système. C’est de cela qu’il s'agit&amp;nbsp;: non de la faillite d’une profession, mais de la dérive progressive d’un système d’information.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Il nous revient d’y remédier avec rigueur et ferveur afin que partis politiques et journalistes puissent jouer leur partition dans les prochaines élections.&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Le public attend et nous observe, lui qui a sûrement des leçons de journalisme vrai a nous donner.&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Je vous remercie&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; &lt;b&gt;KONE Ibrahim&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>bezappy !</name> <uri>http://terranova.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Yes we can</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://terranova.blogspirit.com/archive/2008/06/04/yes-we-can.html" />  <id>tag:terranova.blogspirit.com,2008-06-04:1566811</id> <updated>2008-06-04T20:57:41+02:00</updated> <published>2008-06-04T20:55:00+02:00</published>   <category term="Décryptage Nord-Sud" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="obama" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="USA 08" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="diversité" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="yes we can" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="change" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary>       4 juin 2008  retenez cette date.   Avec&amp;nbsp;2157 (donc finallement...</summary> <content type="html" xml:base="http://terranova.blogspirit.com/"> &lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://terranova.blogspirit.com/media/01/02/954f16dc73831d083566d7c3cf08c5a9.jpg&quot;&gt;&lt;font style=&quot;background-color: #ffff00&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-201484&quot; src=&quot;http://terranova.blogspirit.com/media/01/02/954f16dc73831d083566d7c3cf08c5a9.jpg&quot; alt=&quot;954f16dc73831d083566d7c3cf08c5a9.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;barrack obama&quot; id=&quot;media-201484&quot; /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;font style=&quot;background-color: #ffff00&quot;&gt;4 juin 2008&lt;/font&gt; retenez cette date.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec&amp;nbsp;2157 (donc finallement plus que les 2118 nécessaires) et un mois d'avance sur le jour de l'indépendance des Etats-Unis d'Amérique, voici une nouvelle page historique qui se tourne. Quelqu'en soit l'issue, Obama a ouverte une porte et peut (enfin) donner aux USA une ma nière de changer son image et sa position sur l'échiquier et nous servir autre chose que de l'inculture, de l'arrogance, de l'hégémonie à deux dollars et du néocon réchauffé avec comme seule stratégie : consommez toujours plus le pétrole.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors pour faire de l'antiaméricanisme primaire un souvenir et montrer l'autre visage des USA, celui qui nous plait et donne envie d'avancer en se disant, oui c'est possible, nous aussi nous disons définitivement que l'afro-american dream is possible parce que la compétence et le leadership n'a pas de frontière et que la race n'est définitivement plus une barrière&amp;nbsp;ni le communautarisme un truc à la mode. Il était temps de revenir à des fondamentaux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le monde est monde, certains le disent global, mais l'avenir est à la diversité et l'intelligence est collective.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Yes we can !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; </content> </entry>  </feed>