mercredi, 07 octobre 2009

corruption ?

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06/10/2009 11:03:17 | Jeune Afrique | Par : Théo Marcel

Afrique : les nouveaux visages de la corruption

Afrique : les nouveaux visages de la corruptionAfrique : les nouveaux visages de la corruption© Glez

 

Dirigeants politiques suspectés, hommes d’affaires peu scrupuleux, citoyens rançonnés... La lutte contre ce fléau est loin d’être gagnée dans les pays subsahariens. Un constat partagé par Transparency International, qui vient de publier son rapport mondial.

 

Son goût immodéré pour les chaussures italiennes a bien failli lui coûter très cher. Mais finalement, l’ancien président zambien Frederick Chiluba, poursuivi pour corruption et détournement de fonds publics, a été relaxé le 17 août par la justice de son pays. Après cinq années de procédure, le ministère public n’a pas réussi à prouver la culpabilité de l’accusé, qui risquait jusqu’à cinq ans de prison ferme pour une indélicatesse estimée à 500 000 dollars.

Comment cet ancien leader syndical pouvait-il dépenser plusieurs dizaines de milliers de dollars dans une boutique de mode de Genève, alors que son salaire de chef de l’État ne lui permettait pas de payer le dixième de ces achats ?

Costumes de marque, cravates griffées, pyjamas de soie, sans compter une bonne centaine de paires de chaussures sur mesure… Chiluba ne mégotait pas, rétribuant son fournisseur helvétique par pleines valises de billets de banque. Mais la relaxe prononcée en sa faveur vient mettre un terme définitif aux « tracasseries » dont l’ex-président se dit victime depuis qu’il a quitté le pouvoir. Un épilogue qui tend à prouver qu’après une décennie de combats, les militants de la lutte anticorruption semblent aujourd’hui perdre du terrain. Et pas seulement en Zambie.

« Nous vivons une époque de retour en arrière », constate Daniel Kaufmann, ancien directeur de l’Institut de la Banque mondiale devenu expert auprès du think-tank américain Brookings Institution. Il est vrai que « les quelques commissions anticorruption qui ont eu le courage de mener le combat en Afrique » ont de plus en plus de mal à remplir leur mission. Ceux qui les dirigent restent à la merci d’un limogeage brutal et font régulièrement l’objet de menaces, qui peuvent les contraindre à l’exil. 

Retour en arrière


Au Nigeria, pays réputé pour sa richesse pétrolière et la concussion de ses élites, l’ex-président de la Commission des crimes économiques et financiers (EFCC) a dû quitter le pays en décembre dernier pour trouver refuge au Royaume-Uni. Nommé sous le régime d’Olusegun Obasanjo, Malam Nuhu Ribadu a été mis à l’écart par les nouvelles autorités à la suite de l’élection d’Umaru Yar’Adua en avril 2007. Les menaces de mort dont il a fait l’objet l’ont conduit à s’établir à l’étranger. Ce parcours n’est pas sans rappeler celui de John Githongo, le « Monsieur Propre » du Kenya jusqu’en 2005. Ancien chef de la Commission anticorruption kényane, il a lui aussi préféré jeter l’éponge et s’exiler au Royaume-Uni.

Autre changement majeur, en Afrique du Sud, où l’unité d’élite des Scorpions a dû céder ses dossiers relatifs à la corruption aux enquêteurs de la Direction pour les opérations spéciales (DPCI), surnommés les Faucons. Ce transfert de compétences intervenu en juillet est lourd de conséquences, puisque la nouvelle unité est rattachée à la police nationale, tandis que les Scorpions, créés en 1999 par l’ancien président Thabo Mbeki, dépendaient directement de la justice. Cette indépendance vis-à-vis de l’exécutif leur avait notamment permis d’enquêter sur des personnalités au pouvoir, à commencer par Jacob Zuma, alors vice-président. Son nom est en effet apparu dans l’enquête menée sur le trafic d’influence dont se serait rendu coupable le groupe français Thales pour décrocher un contrat de vente d’armes à Pretoria. En juin 2005, Zuma a même été démis de ses fonctions par Thabo Mbeki avant d’être inculpé pour corruption. Ce qui ne l’a pas empêché de se faire élire à la présidence de la République quatre ans plus tard. Depuis son accession au pouvoir, Jacob Zuma a pris soin de faire le ménage. Les Scorpions ont été démantelés, et leur chef, Leonard McCarthy, a été prié d’aller exercer ses talents ailleurs : le 30 juin dernier, il a pris la tête de la division antifraude de la Banque mondiale. 

Destabilisation téléguidée

La lutte contre la corruption peut facilement donner matière à des règlements de comptes politiques. D’autant que les personnes qui l’incarnent s’attaquent à des intérêts très puissants. Ainsi le vérificateur général du Mali,Sidi Sosso Diarra, a été suspecté en mars dernier d’avoir pioché dans les fonds de son administration pour ses besoins personnels. Durant la même période, il a dû s’expliquer devant un juge d’instruction pour une « entrave à la liberté du travail » suite à la plainte de collaborateurs licenciés. Diarra a dénoncé une tentative de déstabilisation téléguidée par ceux que son travail dérange, tout en assurant qu’il ne renoncerait à aucun prix. Le rapport annuel publié par ses services en juillet est tout aussi incisif que les précédents. Après audit des comptes de divers services et entreprises publiques du Mali, il dénonce un manque à gagner pour l’État de 98 milliards de F CFA (150 millions d’euros), dont 40 % imputables à des fraudes.

Si les hérauts de la lutte contre la corruption sont souvent la cible de ceux qu’ils combattent, au moins peuvent-ils compter sur une relative protection de l’administration. Il n’en va pas de même pour les membres de la société civile. « Quand un fonctionnaire devient trop gênant, on le mute. Quand un militant devient trop remuant, on le bute », répond avec ironie un responsable associatif actif en Afrique centrale. Le 8 avril, à Bujumbura, Ernest Manirumva, vice-président de l’Observatoire de lutte contre la corruption et les malversations économiques (Olucome) était assassiné à son domicile par des tueurs à gages, alors qu’il enquêtait sur des malversations dans les services de police. 

Le rôle des opinions publiques

Malgré une mobilisation de plus en plus forte, la lutte est loin d’être gagnée. Les premiers jalons ont été posés dans les années 1990, avec la création de Transparency International (TI) par l’Allemand Peter Eigen, ancien directeur de la Banque mondiale. Depuis, un nombre croissant d’organismes internationaux comme le FMI ou la Banque mondiale ont suivi le mouvement. Parallèlement, « des ONG comme Human Rights Watch ou Global Witness ont constitué une coalition mondiale – Publish What you Pay (PWYP) –, dont le but est de combattre l’opacité des transactions financières liées à l’exploitation des ressources naturelles, notamment dans le secteur pétrolier », explique Marc Ona Essangui, coordinateur du mouvement au Gabon. Il est vrai que cette mobilisation internationale a permis aux militants africains d’adopter une approche plus franche et décomplexée d’un phénomène longtemps frappé par l’omerta. Mais après une décennie de combats, « il y a plus de déclarations d’intentions que d’actes concrets, regrette Marc Ona Essangui. Au Gabon, par exemple, l’exploitation du domaine forestier reste soumise à des circuits de corruption bien huilés malgré l’adoption d’un code forestier, qui n’est que partiellement appliqué ».

Un sentiment que partage l’économiste malien Karamoko Kané, auteur d’une étude, La Corruption des fonctionnaires africains (éditions Clé, Yaoundé, 2009). « Si l’on se base sur les enquêtes de Transparency, observe-t-il, il n’y a pas eu de progression spectaculaire en Afrique au cours des dix dernières années. En revanche, les opinions publiques sont de plus en plus sensibilisées à ce phénomène. Le premier instrument de lutte anticorruption, c’est la mobilisation générale de la société. A contrario, une société qui célèbre les escrocs constituera toujours un terreau favorable. »

Cette prise de conscience a-t-elle modifié les circuits traditionnels des pots-de-vin ? Pour Karamoko Kané, « sont révolus les temps où la lutte contre la corruption était un alibi facile pour les faiseurs de coups d’État qui, après avoir dénoncé et renversé les dirigeants en place, se lançaient immédiatement dans l’accumulation frauduleuse de fortunes personnelles. Le style Mobutu ou Abacha est passé de mode… Mais l’avènement de la démocratie multipartite a eu peu d’effets bénéfiques sur l’efficacité de la lutte contre la corruption. Les méthodes ont simplement changé. »

Résultat, selon l’Union africaine, « les ressources gaspillées du fait de la corruption en Afrique atteignent 25 % du PIB total du continent », rappelle l’avocat camerounais Akere Muna, vice-président de Transparency. Soit un manque à gagner évalué en 2002 à 150 milliards de dollars par an… et sans doute plus aujourd’hui. « Pour la Banque africaine de développement (BAD), ce fléau conduit à la perte d’environ 50 % des recettes fiscales annuelles et engendre une augmentation des prix proche de 25 % », poursuit-il. Quant au rapport mondial 2009 de Transparency sur la corruption dans le secteur privé, publié le 23 septembre, il dresse un constat accablant. Les pots-de-vin versés à des politiciens et à des fonctionnaires sont estimés à 40 milliards de dollars par an dans les seuls pays en développement. Cette corruption endémique entraîne une hausse du coût des projets d’au moins 10 %. 

Les pauvres, premières victimes

Si le phénomène coûte très cher aux États, il pénalise surtout les plus démunis. Loin des salons feutrés où se concluent les petits arrangements entre ministres et représentants des multinationales de l’armement ou du BTP, l’Africain lambda paie, lui, le prix fort. Les ménages économiquement faibles dépensent en moyenne de 2 % à 3 % de leur revenu en pots-de-vin. Le phénomène est désormais omniprésent dans certains pays, comme en témoigne le « Baromètre mondial de la corruption » 2009 publié par TI en juin dernier. Selon cette enquête réalisée dans 69 pays auprès de plus de 73 000 personnes, 40 % des sondés au Moyen-Orient et en Afrique du Nord déclaraient avoir payé un pot-de-vin au cours des douze mois précédents, contre « seulement » 26 % en Afrique subsaharienne (et 10 % en Amérique Latine, 5 % dans l’Union européenne, ou bien encore 2 % aux États-Unis). Toutefois, au Liberia, en Sierra Leone, en Ouganda et au Cameroun, plus de 50 % des sondés affirment avoir versé un bakchich sur les douze mois écoulés.

L’enquête de TI tente également d’établir une hiérarchie de la corruption dans les services publics. Champions toutes catégories : les fameux corps habillés (en uniforme) – rebaptisés « corps à billets » en Afrique francophone, ou encore « mange-mille » en raison de leur insatiable appétit pour les coupures de 1 000 F CFA. Ainsi, 24 % des sondés ayant eu un contact avec les forces de l’ordre au cours de l’année précédente ont dû verser un pot-de-vin ; 16 % des personnes ayant été en contact avec le système judiciaire et 15 % des personnes ayant eu des relations avec les services fonciers ont aussi dû mettre la main à la poche. Plus inattendu, 9 % des usagers des services de santé ou du système éducatif ont été confrontés à la corruption.

Fraudes, collusion et trafic d’influence sont désormais des pratiques intégrées par les corps médical et enseignant. Là comme ailleurs, les fonctionnaires ont mis sur pied des stratégies parfois très subtiles, comme l’instauration de systèmes de corruption mutualisée. Lorsque la corruption individuelle expose le coupable à la dénonciation de ses collègues, de véritables réseaux se forment, facilitant la redistribution des bénéfices de haut en bas de la chaîne hiérarchique.

Diplômes achetés

Dans le système éducatif, l’admission des élèves ou des étudiants dans l’établissement de leur choix et la fraude aux examens constituent les abus les plus courants. Une enquête réalisée en 2005 par l’Association nigérienne de lutte contre la corruption (ANLC) démontrait que les parents d’élèves prennent directement contact avec les enseignants ou sollicitent un intermédiaire, quand ce ne sont pas les enseignants eux-mêmes qui s’organisent collectivement pour offrir leurs services au moment des examens. Ceux-ci sont clairement tarifés, le brevet d’étude de premier cycle se monnayant jusqu’à 150 euros, le baccalauréat 300 euros et une bourse d’études à l’étranger 450 euros.

Si beaucoup d’arrangements se soldent par une transaction financière, la corruption peut aussi se manifester tout autrement, certains professeurs pratiquant un véritable droit de cuissage sur les élèves ou étudiantes souhaitant passer au niveau supérieur. Ce sont les fameuses MST – moyennes sexuellement transmissibles – que les victimes dénoncent de plus en plus vigoureusement, sans pour autant faire régresser le phénomène. Conséquence, dans un nombre croissant de pays africains, la manipulation des résultats aux examens « menace sérieusement la fiabilité des modes de certification de l’enseignement supérieur, induisant le scepticisme sur la validité des résultats », souligne Mark Bay, directeur de l’Institut international de planification de l’éducation (IIPE), qui vient de coéditer avec l’Unesco un rapport sur la corruption dans le monde enseignant.

Pour Karamoko Kané, cette gangrène du système éducatif est sans doute l’une des manifestations les plus graves de la corruption, car elle assure la pérennité du système : « En réalité, ce sont les fondements mêmes de la vie en commun qui sont progressivement ébranlés lorsque les enfants qui, plus tard, doivent prendre le pays en charge viennent à être définitivement convaincus que l’effort personnel et le mérite ne sont d’aucune utilité, et qu’une vie réussie ne peut être bâtie que sur les magouilles et le favoritisme. » Cette corruption du quotidien est certes moins médiatique que l’enquête judiciaire sur « les biens mal acquis » menée par la justice française à l’encontre de certains chefs d’État africains soupçonnés de s’être constitué un patrimoine en détournant de l’argent public. Moins médiatique, mais autrement plus dangereuse pour les générations futures.

 CONTINENTAL - ECONOMIE

lundi, 31 août 2009

22%

En 2050, les Africains constitueront 22% de la population mondiale active

http://www.lesafriques.com/marketing-et-medias/en-2050-le...

« Le monde connaîtra des bouleversements démographiques considérables d'ici 2050 », avertit une étude réalisée en avril 2007 par le Département des études économiques de la Société Générale.

Non seulement la population mondiale passera de 6,7 milliards en 2005 à 9,2 en 2050, mais de formidables modifications affecteront aussi sa structure d'âge. Le nombre de personnes en âge de travailler (15-64 ans) passera de 4,2 milliards en 2005 à 5,9 milliards en 2050. L'étude se base sur trois hypothèses élaborées par la Division de la population de l'ONU. La première est la baisse tendancielle des taux de fécondité dans les pays où ils sont élevés (l'Amérique latine, l'Afrique, notamment l'Afrique subsaharienne, etc.). La deuxième est l'allongement et la convergence à terme de l'espérance de vie à la naissance, résultat du recul de la mortalité infantile dans certaines régions de la planète. La troisième est la réduction de moitié, en 30 ans, du nombre de nouveaux individus affectés par le virus du SIDA et la baisse de l'intensité de l'épidémie.

La part de la Chine dans la population mondiale active, 22,2% en 2005, ne sera plus en 2050 que de 14,6%.

Vieux Européens et jeunes Africains

Le monde est ainsi en pleine transition démographique : « Dans la première phase de cette transition, la mortalité diminue, celle en particulier des enfants, de telle sorte que la population augmente fortement et rajeunit. Dans un deuxième temps, le taux de fécondité fléchit. Enfin, dans un troisième stade, la conjonction de la hausse de l'espérance de vie et de la baisse du taux de fécondité entraîne un vieillissement accéléré de la population. »

Les différentes régions du globe se trouvent à des stades différents de cette transition démographique : l'Afrique sub-saharienne, par exemple, est au tout premier stade alors que les pays industrialisés sont déjà au troisième stade. Conséquence : l'augmentation de la population mondiale et celle de la population active se concentreront dans les pays émergents. « A la dépression démographique, conjuguée à un vieillissement accéléré que connaîtront l'Europe et certains pays asiatiques avancés (Japon, Corée du Sud) s'opposera la croissance rapide de la jeunesse de l'Afrique subsaharienne et, dans une moindre mesure, de certains pays asiatiques émergents », prédit la Société Générale.

Le poids démographique futur de l'Afrique

La part de l'Europe dans la population mondiale active, 11,9% en 2005, baissera à 8,2% en 2030, pour atteindre seulement 6,5% en 2050, ce qui ne manquera pas d'induire des besoins grandissants en main-d'œuvre immigrée. Résultat tardif de sa politique anti-nataliste, la Chine verra baisser, à partir de 2020, sa population en âge de travailler : sa part dans la population mondiale active, 22,2% en 2005, ne sera plus en 2050 que de 14,6%.

La part de l'Afrique dans la population mondiale en âge de travailler évoluera de 12,1% en 2005 à 17% en 2030, pour atteindre 22,1% en 2050 ! On notera avec les rédacteurs de l'étude qu'entre 2030 et 2050, la croissance de la population du continent africain ainsi que de sa population active faiblira quelque peu mais restera assez élevée comparativement à d'autres régions du monde. Le rythme de cette croissance ne sera naturellement pas le même en Afrique subsaharienne et en Afrique du Nord, les deux zones étant à des stades différents de leur transition démographique.

En Europe la baisse de la population active induira des besoins grandissants en main-d'œuvre immigrée.

Politiques d'immigration

Les évolutions démographiques mondiales posent le problème de l'orientation et de l'origine des flux migratoires dans les décennies à venir. L'étude d'interroge sur la validité des projections onusiennes selon lesquels ces flux auraient pour origine l'Asie (1,2 million de personnes par an), l'Amérique du Sud (0,6 million) et l'Afrique (0,4 million) : « La croissance [...] de la population en âge de travailler des pays d'Afrique (hors pays d'Afrique australe affectés par le SIDA) [...], conjuguée à l'impact du réchauffement climatique et, corrélativement, aux difficultés d'approvisionnement en eau, amène à s'interroger sur la plausibilité des hypothèses faites en termes de migration (poursuite des tendances récentes et prise en compte de l'orientation actuelle des politiques d'immigration). »

YASSIN TEMLALI

 

Population en âge de travailler (15-64 ans)

Population en âge de travailler (15-64 ans) - 2005
Population en âge de travailler (15-64 ans) - 2030
Population en âge de travailler (15-64 ans) - 2050
Évolution de la population par tranches d’âge

Évolution de la population MONDIALE par tranches d’âgeÉvolution de la population EUROPEENE par tranches d’âge

Évolution de la population AFRICAINE par tranches d’âge

jeudi, 30 juillet 2009

Patriotisme iconoclaste

Comment le capitalisme d’Etat empêche l’économie ivoirienne de décoller
http://www.afrik.com/article17236.html

A côté de la tenue des élections tant attendues, un autre sujet pourrait être considéré comme un point d’inquiétude en Côte d’Ivoire : celui de l’avenir de l’économie ivoirienne. Considéré encore aujourd’hui comme le pays moteur de l’économie de la « sous-région ouest-africaine francophone », la Côte d’Ivoire est pourtant un pays dont les performances et la situation économique laissent à désirer malgré ses énormes potentialités. Pour quelles raisons son décollage économique tarde-t-il à venir ? Dans cet article, Abel N’djmomon, doctorant chercheur à la Faculté d’Économie Appliquée à Aix-en-Provence, nous propose des éléments de réponse afin de mieux comprendre les raisons de blocage de l’économie ivoirienne.

Auteur : Abel N’djmomon
Considéré encore aujourd’hui comme le pays moteur de l’économie de la « sous-région ouest-africaine francophone », la Côte d’Ivoire est pourtant un pays dont les performances et la situation économique laissent à désirer malgré ses énormes potentialités. Pour quelles raisons son décollage économique tarde-t-il à venir ?

Une conception erronée de la justice sociale
L’une des origines majeures de cette situation provient du choix des dirigeants de la Côte d’Ivoire indépendante (août 1960) pour un soi-disant « capitalisme d’Etat ». Nombreux étaient les analystes économiques qui avaient cru que ce prétendu « modèle économique ivoirien » basé sur les cultures d’exportation (dont le cacao et le café) et l’omniprésence de l’Etat dans les secteurs d’activité lui ouvrirait les portes du développement économique.

Si depuis près d’une décennie, les indicateurs de la croissance économique ivoirienne ne sont pas globalement négatifs (taux de croissance moyen du PIB de 0,7% entre 1996 et 2006, et de 1,6% en 2007), le niveau de vie de la population est quant à lui très préoccupant ; selon le Document de Stratégie de Relance Economique et de Réduction de la Pauvreté (DSRP) du gouvernement ivoirien publié en Janvier 2009, 48,9% de la population ivoirienne était estimée pauvre en 2008. La crise politico-militaire (la plus grave que le pays ait jamais connue) déclenchée ouvertement le 19 septembre 2002 aurait accentué cette baisse du niveau de bien-être de la population en général. La « justice sociale » qui avait été évoquée et continue d’être évoquée pour justifier le capitalisme d’Etat ivoirien (sous ses différentes formes) est loin d’être une réalité en Côte d’Ivoire comme le notifie le DSRP.

Les choix politiques et économiques des dirigeants ivoiriens relèvent d’un « héritage colonial » dont ces derniers semblent (quoiqu’ils en disent) ne pas vouloir se défaire puisqu’il leur est avantageux. La vie socio-économique en Côte d’Ivoire est donc restée fortement politisée. La production de services publics pour lutter contre les inégalités a souvent servi de tremplin pour justifier cette emprise du politique sur l’économique en Côte d’Ivoire. Ce système permet à ceux qui détiennent le pouvoir d’user plus facilement des « caisses publiques » avec beaucoup de laxisme, à leur profit et à celui de leurs « supporters politiques ». Comme le reconnaît le DSRP (n° 164), le suivi d’évaluation n’est pas encore ancré dans les modes de gestion des affaires publiques, ce qui constitue donc une porte ouverte pour l’enrichissement illicite et une corruption à grande échelle.

Normalisation du comportement de recherche de rente
Depuis la mort du premier président ivoirien (en 1993) qui avait su assurer la protection de son pouvoir, aucun autre dirigeant ivoirien n’ayant eu cette capacité et ses moyens, les luttes pour la conquête du pouvoir en Côte d’Ivoire sont très engagées, voire très violentes. La crise politico-militaire actuelle peut s’expliquer en partie par cette logique de la lutte pour le pouvoir. Les enjeux de partage du pouvoir, des postes ministériels, et le pouvoir de nomination à des postes administratifs, la direction de certains établissements publics ou parapublics, etc. sont importants dans l’ « arène politique ivoirienne ».

L’activité économique en Côte d’Ivoire repose largement sur ceux qui détiennent l’appareil étatique. L’environnement économique ivoirien s’avère ainsi surtout favorable à ceux qui savent le plus profiter de leurs soutiens politiques, administratifs ou militaires pour tirer des rentes dans les activités où ils s’engagent. Ainsi, nombreux sont ceux qui au sein de la population, s’ils le peuvent, engagent toute leur énergie et leur talent dans la vie politique, administrative et militaire au détriment de la vie économique à proprement parler. L’État est encore perçu comme le meilleur employeur ; celui qui permet le moins de prise de risque et peut donner plus d’opportunité pour la captation de rentes potentielles ; ses concours administratifs sont alors prisés et font l’objet d’un certain « marchandage ».

Dégradation de l’environnement institutionnel
La politisation généralisée de la vie des gens a augmenté les avantages liés à l’exercice même du pouvoir politique, administratif et militaire, et a entraîné ainsi l’élévation de l’enjeu des luttes pour s’emparer de ce pouvoir.

Le capitalisme d’Etat ivoirien a donc « pollué » l’environnement socio-économique en Côte d’Ivoire. Des indices de la Banque Mondiale sur « Doing Business » (rapport de 2009) montrent que la Côte d’Ivoire est loin d’être performante en matière d’environnement des affaires. L’économie ivoirienne occuperait la 161ème place sur 184 économies étudiées. Les procédures relatives aux affaires sont lourdes ; conséquences de la logique bureaucratique de l’administration et de la corruption. L’acquisition, le transfert et la protection de la propriété privée sont très difficiles. En outre, sans assurance pour l’exécution des contrats, une sécurisation plus importante des investissements, moins d’entraves à la libre circulation des individus et des biens, etc., l’environnement des affaires restera moins incitatif pour les acteurs économiques formels.

Un processus de développement économique qui se veut viable ne peut être mené sans une importante assise entrepreneuriale, ce qui nécessite en plus d’une bonne base juridique, le moins d’ingérence possible du politique dans l’économique. Il en va du développement d’une culture d’entrepreneuriat au sein de la population. Une société civile de confiance (pas à la solde de partis ou d’hommes politiques) peut contribuer de façon efficiente à l’amélioration du climat sociopolitique et à l’environnement des affaires en Côte d’Ivoire. Elle a un rôle primordial d’éducatrice et de formatrice à jouer pour réduire ces pesanteurs causées par le capitalisme d’Etat ivoirien.

Abel N’djomon est doctorant chercheur à la Faculté d’Économie Appliquée à Aix-en-Provence.
Publié en collaboration avec UnMondeLibre.org

samedi, 04 juillet 2009

2040

ROBERT W. FOGEL

Le monde en 2040 : les nouveaux défis

http://www.lesechos.fr/info/analyses/4882098-le-monde-en-2040---les-nouveaux-defis.htm

Dans nos pays de l'OCDE, la prochaine génération va être confrontée à quatre principaux défis : l'émergence de la Chine et de l'Inde comme marchés globaux dominants ; une augmentation de la durée de vie de deux ans par décade dans nos pays ; des changements dans la structure de consommation qui vont avoir un impact majeur sur la structure de nos économies ; et le vieillissement rapide des populations de l'OCDE.

La croissance chinoise va être encore plus rapide qu'on ne le pense.
D'après mes projections, influencées par celles de la CIA et de « The Economist », en 2040 le marché européen (le produit national brut) sera 60 % plus important (en dollars constants) qu'en 2000. Mais le marché américain sera 300 % plus grand, le marché indien 1.400 % et le marché chinois 2.400 %. Ce dernier sera sans doute plus grand que le total des marchés américain, européen, japonais et indien. C'est évidemment la prévision concernant la Chine qui est la plus provocante.

Le revenu par habitant en Chine sera deux fois celui des Européens.
Je prévois que le déplacement de main-d'oeuvre de l'agriculture vers l'industrie et les services va rester un stimulant important de la croissance chinoise pendant la prochaine génération. De plus, l'amélioration de la qualité de la main-d'oeuvre par l'éducation va être un facteur de croissance encore plus important. Ce facteur va à lui seul ajouter 6 points aux taux de croissance annuels.

Si mes prévisions pour l'Inde sont optimistes mais moins que pour la Chine, c'est à cause d'un certain nombre de contraintes, notamment dans l'éducation. L'Inde a un excellent système d'enseignement supérieur mais elle est en retard par rapport à d'autres pays d'Asie pour ce qui concerne l'éducation de base. 40 % de la population est illettrée et les pourcentages d'accès à l'éducation secondaire restaient en 2002 inférieurs de moitié à ceux de la Chine. L'autre problème de l'Inde, c'est le faible taux de productivité de son agriculture, inférieur de moitié à celui de la Chine. Dans la mesure où les deux tiers de la main-d'oeuvre indienne dépendent de l'agriculture, ce problème handicape la croissance globale. Il ralentit les transferts de main-d'oeuvre vers l'industrie et la progression du niveau d'éducation dans les campagnes.

L'espérance de vie va s'accroître beaucoup plus vite que prévu.
La plupart des experts estiment que l'espérance de vie ne croîtra pas au même rythme au XXIe siècle qu'au XXe. Une des raisons est que les fortes réductions de la mortalité ne sont possibles que lorsqu'on part de taux de mortalité assez forts en dessous de cinq ans. On peut néanmoins avoir une vision plus optimiste si on s'intéresse à l'évolution des espérances de vie record depuis 1840. Si on cherche à modéliser la courbe d'évolution depuis cent soixante ans et qu'on la prolonge, l'espérance de vie féminine pourrait encore progresser de 2,4 années par décennie et l'espérance de vie masculine de 2,2. Dans le passé, les prévisions d'espérance de vie des démographes ont toujours péché par pessimisme, de cinq à dix ans inférieures à ce qu'a été la réalité. Le déclin des affections chroniques, et le fait qu'elles débutent à des âges plus avancés, peut être une des causes d'allongement de la durée de la vie.

La santé va être le secteur en croissance du XXIe siècle.
La population va vieillir, mais le poids des dépenses de santé va s'accroître pour d'autres raisons que le vieillissement. A mesure que le niveau de vie augmente, les gens acceptent de consacrer une part croissante de leurs revenus aux dépenses de santé. L'élasticité des dépenses de santé, d'éducation et de loisirs par rapport aux revenus est bien supérieure à 1 d'après les observations historiques. Si l'on considère qu'elle est de 1,6 pour les dépenses de santé, cela veut dire que leur part dans le PIB croîtrait de 16 % aujourd'hui à 29 % en 2040. Est-ce mal ? La hausse de productivité dans la production des autres biens de consommation dégagera les ressources nécessaires pour financer ces dépenses de santé supplémentaires. Les politiques publiques ne doivent pas être orientées vers la réduction de la demande de santé. La santé tirera tous les autres secteurs. La pression pour réduire les dépenses est due à la manière dont les pays de l'OCDE gèrent aujourd'hui les besoins de santé.

Si un tiers de la population a plus de 65 ans en 2040, cela soulèvera de nouveaux problèmes dont la solution n'est pas évidente. Si les plus de 65 ans s'accrochent à leurs postes en bloquant les possibilités de promotion pour les plus jeunes, cela risque de ralentir le rythme de l'innovation. Mais pousser les plus de 65 ans à une retraite prématurée minera non seulement leur moral mais aussi celui de ceux qui espèrent les remplacer.

Robert.W. Fogel, professeur à la Booth School of Business de l'université de Chicago et membre du National Bureau of Economic Research, est prix Nobel d'économie.

Ce texte résume la contribution qu'il doit présenter en ouverture des Rencontres économiques d'Aix-en-Provence, vendredi 3 juillet.

jeudi, 25 juin 2009

In your fallace baby !

Ce fallacieux de Sarkozy !

Abidjan, jeudi 25 juin 2009 par Venance Konan 

Qu’est-ce qui a encore pris au chef d’Etat français, de tenir des propos qui nous ont à nouveau énervé ?

Il ne peut vraiment pas faire un pas en Afrique, ce type, sans tenir des propos pour nous heurter, les grands sensibles que nous sommes ? Il aime vraiment palabre hein, comme on dit chez nous. On dirait qu’il est né dans le même coin que notre grand frère à tous, celui auquel vous pensez.

Déjà à Dakar, Nicolas Sarkozy nous avait tenu des propos insultants du genre « Je ne suis pas venu, jeunes d’Afrique, pour pleurer avec vous sur les malheurs de l’Afrique. Car l’Afrique n’a pas besoin de mes pleurs » (qui donc veut-il qui pleure sur nos malheurs ?), « la colonisation n’est pas responsable de toutes les difficultés actuelles de l’Afrique » (dites donc ! Il va donc dire que c’est nous qui sommes responsables de nos guerres, des ordures dans nos rues, de notre lagune qui se ferme, de nos policiers qui rackettent et de nos maisons qui s’écroulent à chaque saison des pluies ? Il est quand même gonflé, ce Sarkozy !) ou, « il faut revenir bâtir l’Afrique ; il faut lui apporter le savoir, la compétence, le dynamisme de ses cadres. Il faut mettre un terme au pillage des élites africaines dont l’Afrique a besoin pour se développer. » (Il plaisante ou quoi ? Qui donc veut-il donc qui revienne ici avec de beaux costumes, des euros neufs et de belles femmes blanches au bras ?)

En tout cas, il a entendu ce qu’il devait entendre. Mais comme cela ne suffisait pas, voici qu’il remet le couvert à Libreville en parlant de « promesses fallacieuses », à propos des belles élections que nous apporteront bientôt notre bel accord de Ouagadougou que seul un cerveau aussi beau et parfait que celui de notre président bien-aimé a pu concevoir.

Promesses fallacieuses ?

Fallacieux lui-même ! Dire que notre président bien-aimé lui avait fait l’honneur de déclarer publiquement qu’il dormait mieux depuis qu’il est au pouvoir. Réalise-t-il ce que cela signifie ? Cela signifie qu’il n’est pas comme ce faux type de Chirac. Et que nous lui faisons confiance. Et voici qu’en une phrase assassine, il tue ce capital de confiance que nous venions de placer en lui.

Heureusement que les répondeurs automatiques du FPI lui ont apporté la réplique qu’il méritait. Ils lui ont dit qu’il est raciste et qu’il est nostalgique de la françafrique.

Eh oui !

Que nos amis ( ?) Français le sachent une bonne fois pour toutes : nous leur taperons toujours du fric pour boucler nos fins de mois toujours difficiles, pour qu’ils nous donnent des bourses ou tout ce qu’ils veulent pour que nos enfants aillent grossir les rangs de la racaille des banlieues parisiennes, que nos femmes baoulé aillent garder leurs enfants en laissant les nôtres à la rue, nous sommes d’accord pour qu’ils nous aident à obtenir un allègement de notre dette qui nous ont servi à bâtir de beaux palais aujourd’hui à l’abandon, mais nous leur taperons toujours dessus quand ils se mettront à critiquer notre folklore local qui consiste à ne pas respecter nos engagements, à gaspiller notre argent, à violer les droits de nos hommes et femmes, à traficoter nos constitutions pour nous maintenir au pouvoir, ou à trouver des petits arrangements (je ne sais vraiment pas pourquoi il utilise un mot aussi grossier que fallacieux) pour ne pas organiser d’élection.

Honnêtement, qui Nicolas Sarkozy a-t-il vu se plaindre qu’il n’y ait pas d’élection dans ce pays ?

Soro ? Il grossit seulement. Tout va très bien pour lui.

Bédié et Ouattara ? Ils font des meetings partout, ils promettent des milliers de milliards, le progrès pour tous et le bonheur pour celui qui veut bien y croire, et tout le monde est content.

Gbagbo aussi se promène dans l’ouest du pays, promettant ce que les gens veulent entendre, et, qui n’est pas content ? Qui a dit qu’il est fâché ?

Il paraît que depuis quelques jours, l’ouest et le nord-ouest de ce beau et accueillant pays sont aux pieds de Gbagbo. Bon, quelqu’un d’autre m’avait dit il n’y a pas longtemps que les mêmes régions étaient aux pieds de Bédié, et un autre m’a aussi dit récemment qu’ils sont également aux pieds de Ouattara. Ça ne coûte rien, en cette période de galère généralisée, d’être au pied de celui qui veut se l’entendre dire, et surtout qui peut donner quelques billets de banque. En coupures de dix mille francs. Et neufs de préférence.

Bon, revenons à ce cher Nicolas. Tout le monde sait dans ce pays qu’il n’y aura pas d’élection le 29 novembre prochain, et que les promesses de notre président bien-aimé n’engagent que Bédié et Ouattara, mais Sarkozy est le seul à utiliser une expression aussi barbare que « fallacieuse ».

Eh bien, encore une fois, fallacieux lui-même. Il a aussi dit que l’armée française « n’avait pas vocation à servir de substitut à des processus électoraux défaillants. » Donc quoi ? Il va enlever son armée de chez nous ? Il sait très bien que c’est ce qu’attendent ceux que le mot « fallacieux » irrite le plus. Et puis, que vont donc devenir toutes nos sœurs de la Zone 4, celles qui ont pris au pied de la lettre l’expression lancée par ce grand intellectuel qu’est Blé Goudé, « à chacun son Blanc ? »

Que l’on arrête donc de jouer à se faire peur et à utiliser des mots fallacieux. Notre président bien-aimé n’organisera d’élection que lorsqu’il aura bouclé ses dix ans au pouvoir, c’est-à-dire après octobre 2010, Sarkozy gardera toujours un noyau dur de son armée chez nous, parce qu’il sait que nous nous boufferons entre nous le jour où cette armée s’en ira complètement et tout le monde l’en accusera, ce qu’il ne veut pas assumer (syndrome du Rwanda), et nos sœurs de la Zone 4 seront toujours heureuses.

http://www.linter-ci.com/article.php3?id_article=8959?id=4

 Venance Konan , écrivain journaliste ivoirien. Email : venancekonan@yahoo.fr

 

lundi, 22 juin 2009

KOKOYALÊ

logo kokoyalê.gifDésormais Terra Nova organise des échanges sociaux tous les vendredi.

Terra Nova installe ses quartiers à la Villa Kaidin à Abidjan, riviera Golf et lance "les causeries KOKOYALÊ". Afin de privilégier la qualité des échanges, nous programmons des cessions de 15 à 20 personnes tous les vendredi à 18h00. 

 

Le Café Nova vous propose une formule spéciale comprise dans votre participation. (assiette garnie + jus frais).

Retrouvez-nous au 773 rue Martin Luther King de 16h00 à 18H00 et demandez le programme en écrivant à terranova_ci@yahoo.fr

Pour tous renseignements sur les programmes, le plan d'accès, n'hésitez pas à contacter olivier sur terranova_ci@yahoo.fr ou en cliquant sur http://terra.blogspirit.com.

A très vite !

jeudi, 12 mars 2009

Factice et companie

Si vous avez râté l'actualité ivoirienne, voici un petit résumé, un peu cynique mais ne dit-on pas que d'un mal naît un bien?

"Si tu as décidé de marcher la tête à l'envers, n'aies pas peur de te salir les cheveux". Adage africain par excellence. Sans aucun doute le credo qui caractérise actuellement la situation en Côte d'Ivoire, trop souvent centrée sur sa "poubelle des lagunes" comme le consacre l'expression populaire. A tel point que 11 des ministres du "gouvernement", issu des accords successifs (combien déjà ?) ont vu leurs salaires suspendus en raison d'une certaine inertie constatée dans un enième comité interministériel sur la salubrité. Aujourd'hui le président Gbagbo lancera avec le trés culturel ministre de l'insalubrité nationale une opération "Abidjan ville prore" d'une durée de 3 mois. Une de plus. On évitera de poser la question de savoir sous quel tapis les déchets et autres immondices seront câchés, sous quelle juridiction leur administration sera légitimée et si une quelconque solution sera trouvée sur leur génèse, leur collecte et leur recyclage, véritable source de "greentech jobs" mais restons courtois.

Abidjan sera donc propre bientôt. Puisque c'est la mode d'y faire le ménage. D'autres opérations "mains propres" sont en cours avec plus ou moins de bonheurs et de crédibilité. Au départ fût le café-cacao, où les acteurs sont à la MACA, une enceinte nationale qui regorge de coupables non jugés ou d'innocents placardisés on ne sait plus. On y trouve même des évadés...un journaliste français ayant fomenté un coup d'état sur daily motion...etc etc..Ensuite ce fût l'administration, le premier pluis le second cercle, et vint l'économie privée avec le record du monde de la rapidité de la justice. 5 jours. Il aura fallu 5 jours pour explusé le DG de MTN qui s'était rendu coupable de reconduire des habitudes avec plus ou moins d'imprudence et qui pour un ou deux zéros de moins que les affaires des rentes nationales (café-cacao, trafic sur le riz, le coton dans le Nord etc) aura quitté le pays sans même avoir été cité à comparaître en qualité de témoin. Vraiment...!

Les accords se suivent, les désaccords subsistent.

APE ou APO ? Le dialogue direct était finalement la bonne solution. Il fallait se parler "entre ivoiriens" d'un mal "ivoiro-ivoirien" et les blancs n'avaient finalement rien à faire là-dedans, juste continuer à subir le bouc émissariat et répondre aux mains-tendues. Alors on s'est retrouvé à Ouaga et on s'est parlé, et on s'est dit que finalement l'enemi d'hier devait devenir le médiateur (administrateur ?) d'aujourd'hui. Que la récréation était terminée et que la paix devait revenir à la mode. On a changé d'habit, refait les discours, engagé une amnésie collective, car il n'y a jamais eu de problème et que tout le monde était gentil. Les APE ont été signés, une fois les APO....négociés. Les dates n'avaient plus d'importance. Les caravanes sont repartis à l'intérieur du pays. Les tournées politiques ont repris de plus belle. On refait des routes. Les budgets de souveraineté sont repartis à flots (la règle des 70/30 aussi). Les médias se sont endormis. Les problèmes ont été mis de côté. Et il y a eut de trés grandes avancées....la ligne de confiance a été supprimée et les licornes partent. Les kalaches ont servit aux coupeurs de route (ah oui il n'ya plus officiellement d'armes légères en circulation ni au Sud ni au Nord et surtout pas à l'Ouest). La classe politique à applaudit des deux mains. Le bicéphalisme arrageant s'est installé au sommet de l'état. Le président fêtera bientôt ses deux mandats d'une durée de 15 ans. L'assemblée nationale est toujours brûlante d'actualité. L'opposition parle d'une même voix mais on ne sait plus sur quoi déjà. Les jeunes ont 45 ans en politique ou dans les villages. Les cadres 60 ans et les doyens toujours 75 ans. A l'image de la sociologie ivoirienne donc où 50% de la population à moins de 35 ans. En 2009 il n'y aura pas d'élection. Mais il y a la paix et la ville sera propre. En 2010 le PR sera le PR. Le PM sera le PM. En 2015 charles et guillaume se présenteront. En attendant l'unicité des caisses de l'état est un rêve. Les com zones continuent à gérer les subsides de leurs administrés, stations d'essence, racket routier, vivriers etc. 20 morts tout de même la semaine dernière dans l'Ouest, 2 cités dans la presse abidjnaise. Le désarmement n'aura pas lieu car il est le dernier joker des ex-rebelles dont on se demande qui contrôle qui et qui parle au nom de qui !

L'économie pourtant se débat et c'est bien la seule. Dans un état de non-droit où la corruption règne désormais au côté de l'impunité, dans un état papier où les taxes pompent l'économie privée et continuent à payer les fonctionnaires et l'armée (745 millions FCFA soit autant que le scandale du café-cacao), il faut un sacré courage où une belle folie, c'est selon, pour continuer à entreprendre. La côte d'ivoire est devenu un pays pauvre qui actionne les mécanismes d'annulation de dettes. 300 000 emplois privés à Abidjan. Un habitant sur deux vit en dessous du seuil de pauvreté. Et l'on continue de se comparer au Togo...alors que les pays émergents sont les seuls à afficher une croissance à deux chiffres...C'est quelle combinaison ?

Et pendant ce temps-la...

La classe politique continue à donner des leçons et à faire vendre des journaux. L'argent est le sujet de discussion principal. La justice semble se chercher. Les contrôles de polices se multiplient avec leur lot d'incivilité et de racket bon marché. Tout est bon. Les routes se fissurent, la fronde sociale prend de l'ampleur, l'éducation n'existe plus, elle est en grêve. La CFA Academy est plus que jamais présente : regarder le malin de lé petit là ! Les nouveaux riches jouent aux riches avec le gaoutisme qu'on leur connaît. Les riches se cachent et piaffent. Les pauvres s'unissent et grandissent, la pyramide s'inverse. Palabres et palabres autour de questions essentielles...Qui sera le chef...Quand y aurat-'il des élections ? Quand la France de Sarko et la Côte d'Ivoire de Gbagbo se demanderont-elles pardon ? Avant que Carla ait adopté un petit africain ou à l'approche d'un prochain discours ?

Qu'a-t'on finalement appris de cette crise qui dure et donc qui arrange ? Qu'est devenue la Côte d'Ivoire sinon un sujet à plaisanterie qui enchaîne les mauvais records? Mais au fait...pour quoi faire ? Pour quel projet ?

Et pourtant...quelle résistance...pour tenir encore debout il semble que les fondations étaient solides. Nuls ne peut prétendre ensuite avoir fait avancer quoique ce soit si ce n'est d'avoir jouer les apprentis sorciers en déplaçant les pions sur l'échiquier. Echec et mat ? Pas si sûr. Si le gâteau a été redistribué, et si la culture est devenue individuelle et financière dans la course au "dépêchons-nous ce qui est pris est pris", le pouvoir de faire reste entier. La nature a horreur du vide et la conscience populaire finit toujours par l'emporter. Qui aurait prévu les schémas de Madagascar ?

La politique ce n'est pas l'économie c'est un projet de société. La planche a billet n'est pas la création de valeur. La compétence n'est pas l'arrangement. L'idéologie ce n'est pas la propagande et le populisme c'est une vision partagée. L'état de droit n'est pas un rêve c'est une nécessité. Le reste n'est que bavardage amnésique et médiocrité. Quand l'ostentatoire est la réponse à la pauvreté cela porte un nom.

La côte d'Ivoire est devenu un cartel autoadministré où chacun se tient et se cherche. L'inertie est son modèle. La gapgie est sa truelle. Le mur des lamentations...Le tout argent semble y règner déclenchant sont lot de jalousie, hyprocrisie, de claneries. La majorité silencieuse est fidèle à sa réputation "Mais que peut-on y faire c'est comme ça?" est devenue une phrase courante et apaisante pour les consciences qui consomment.

Mais qu'en est-il pour celles qui produisent ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

mardi, 04 novembre 2008

Yes


Obama élu président : "Le changement est arrivé en Amérique".

Abidjan, 5H30 du matin. Dernière coupe de champagne, la nuit a été longue...où plutôt courte. Les dernières cartes des états clés tombent l'une aprés l'autre, l'écart est trop grand, il ne pourra être rattrapé...ouffff. Une belle victoire, une grande bataille, tout reste à faire et surtout ne pas décevoir. Une campagne 1OO% efficace de bout en bout, un seul mot : chapeau. Du jamais vu. A force d'espoirs déçus on y croyait tout en doutant jusqu'au bout, sacrés US, satanées machines électroniques.

Le téléphone crépite, les amis d'Abidjan, de Paris, d'afrique et d'ailleurs. Nous étions peu ce soir là à veiller. L'évenement avait bien tenté d'être récupéré par deux trois appentis "pro black, pro us, pro eux même" mais rien de très profond. Si l'Afrique profitera peu de cette victoire, ce n'est pas un noir, ni un blanc ni un métisse qui a gagné ce soir, c'est un homme démocrate qui inspire le changement. Le reste n'est que récupération médiatique, communautariste, seule la valeur à du poids, l'image n'est rien sans elle. Majorité invisible ?

Yes we did !

Le monde n'a qu'a bien se tenir, le mouvement est en marche.

dimanche, 27 juillet 2008

Buzz politique : Sarkozy agent de la CIA

Opération Sarkozy : comment la CIA a placé un de ses agents à la présidence de la République française

Thierry Meyssan est de retour. Connu pour ses "contre-thèses" et proche du réseau voltaire il vient de publier un article sur le site internet www.toutsaufsarkozy.com relayé par le site géostratégie. A vous de juger...info ou intox ?

Nicolas Sarkozy doit être jugé à son action et non pas d’après sa personnalité.

Mais lorsque son action surprend jusqu’à ses propres électeurs, il est légitime de se pencher en détail sur sa biographie et de s’interroger sur les alliances qui l’ont conduit au pouvoir. Thierry Meyssan a décidé d’écrire la vérité sur les origines du président de la République française. Toutes les informations contenues dans cet article sont vérifiables, à l’exception de deux imputations, signalées par l’auteur qui en assume seul la responsabilité.

Les Français, lassés des trop longues présidences de François Mitterrand et de Jacques Chirac, ont élu Nicolas Sarkozy en comptant sur son énergie pour revitaliser leur pays. Ils espéraient une rupture avec des années d’immobilisme et des idéologies surannées. Ils ont eu une rupture avec les principes qui fondent la nation française. Ils ont été stupéfaits par cet « hyper président », se saisissant chaque jour d’un nouveau dossier, aspirant à lui la droite et la gauche, bousculant tous les repères jusqu’à créer une complète confusion.

Comme des enfants qui viennent de faire une grosse bêtise, les Français sont trop occupés à se trouver des excuses pour admettre l’ampleur des dégâts et leur naïveté. Ils refusent d’autant plus de voir qui est vraiment Nicolas Sarkozy, qu’ils auraient dû s’en rendre compte depuis longtemps.

C’est que l’homme est habile. Comme un illusionniste, il a détourné leur attention en offrant sa vie privée en spectacle et en posant dans les magazines people, jusqu’à leur faire oublier son parcours politique.

Que l’on comprenne bien le sens de cet article : il ne s’agit pas de reprocher à M. Sarkozy ses liens familiaux, amicaux et professionnels, mais de lui reprocher d’avoir caché ses attaches aux Français qui ont cru, à tort, élire un homme libre.

Pour comprendre comment un homme en qui tous s’accordent aujourd’hui à voir l’agent des États-Unis et d’Israël a pu devenir le chef du parti gaulliste, puis le président de la République française, il nous faut revenir en arrière. Très en arrière. Il nous faut emprunter une longue digression au cours de laquelle nous présenterons les protagonistes qui trouvent aujourd’hui leur revanche.

Secrets de famille

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les services secrets états-uniens s’appuient sur le parrain italo-US Lucky Luciano pour contrôler la sécurité des ports américains et pour préparer le débarquement allié en Sicile.

Les contacts de Luciano avec les services US passent notamment par Frank Wisner Sr. puis, lorsque le “parrain ” est libéré et s’exile en Italie, par son “ambassadeur” corse, Étienne Léandri.

En 1958, les États-Unis, inquiets d’une possible victoire du FLN en Algérie qui ouvrirait l’Afrique du Nord à l’influence soviétique, décident de susciter un coup d’État militaire en France. L’opération est organisée conjointement par la Direction de la planification de la CIA -théoriquement dirigée par Frank Wisner Sr.- et par l’OTAN. Mais Wisner a déjà sombré dans la démence de sorte que c’est son successeur, Allan Dulles, qui supervise le coup. Depuis Alger, des généraux français créent un Comité de salut public qui exerce une pression sur le pouvoir civil parisien et le contraint à voter les pleins pouvoirs au général De Gaulle sans avoir besoin de recourir la force.

Or, Charles De Gaulle n’est pas le pion que les Anglo-Saxons croient pouvoir manipuler. Dans un premier temps, il tente de sortir de la contradiction coloniale en accordant une large autonomie aux territoires d’outre-mer au sein d’une Union française. Mais il est déjà trop tard pour sauver l’Empire français car les peuples colonisés ne croient plus aux promesses de la métropole et exigent leur indépendance. Après avoir conduit victorieusement de féroces campagnes de répression contre les indépendantistes, De Gaulle se rend à l’évidence. Faisant preuve d’une rare sagesse politique, il décide d’accorder à chaque colonie son indépendance.

Cette volte-face est vécue comme une trahison par la plupart de ceux qui l’ont porté au pouvoir. La CIA et l’OTAN soutiennent alors toutes sortes de complots pour l’éliminer, dont un putsch manqué et une quarantaine de tentatives d’assassinat. Toutefois, certains de ses partisans approuvent son évolution politique. Autour de Charles Pasqua, ils créent le SAC, une milice pour le protéger.

Pasqua est à la fois un truand corse et un ancien résistant. Il a épousé la fille d’un bootlegger canadien qui fit fortune durant la prohibition. Il dirige la société Ricard qui, après avoir commercialisé de l’absinthe, un alcool prohibé, se respectabilise en vendant de l’anisette. Cependant, la société continue à servir de couverture pour toutes sortes de trafics en relation avec la famille italo-new-yorkaise des Genovese, celle de Lucky Luciano. Il n’est donc pas étonnant que Pasqua fasse appel à Étienne Léandri (« l’ambassadeur » de Luciano) pour recruter des gros bras et constituer la milice gaulliste. Un troisième homme joue un grand rôle dans la formation du SAC, l’ancien garde du corps de De Gaulle, Achille Peretti -un Corse lui aussi-.

Ainsi défendu, De Gaulle dessine avec panache une politique d’indépendance nationale. Tout en affirmant son appartenance au camp atlantique, il remet en cause le leadership anglo-saxon. Il s’oppose à l’entrée du Royaume-Uni dans le Marché commun européen (1961 et 1967) ; Il refuse le déploiement des casques de l’ONU au Congo (1961) ; il encourage les États latino-américains à s’affranchir de l’impérialisme US (discours de Mexico, 1964) ; Il expulse l’OTAN de France et se retire du Commandement intégré de l’Alliance atlantique (1966) ; Il dénonce la Guerre du Viet-Nam (discours de Phnon Penh, 1966) ; Il condamne l’expansionnisme israélien lors de la Guerre des Six jours (1967) ; Il soutient l’indépendance du Québec (discours de Montréal 1967) ; etc…

Simultanément, De Gaulle consolide la puissance de la France en la dotant d’un complexe militaro-industriel incluant la force de dissuasion nucléaire, et en garantissant son approvisionnement énergétique. Il éloigne utilement les encombrants Corses de son entourage en leur confiant des missions à étranger.

Ainsi Étienne Léandri devient-il le trader du groupe Elf (aujourd’hui Total), tandis que Charles Pasqua devient l’homme de confiance des chefs d’États d’Afrique francophone.

Conscient qu’il ne peut défier les Anglo-Saxons sur tous les terrains à la fois, De Gaulle s’allie à la famille Rothschild. Il choisit comme Premier ministre le fondé de pouvoir de la Banque, Georges Pompidou. Les deux hommes forment un tandem efficace. L’audace politique du premier ne perd jamais de vue le réalisme économique du second.

Lorsque De Gaulle démissionne, en 1969, Georges Pompidou lui succède brièvement à la présidence avant d’être emporté par un cancer. Les gaullistes historiques n’admettent pas son leadership et s’inquiètent de son tropisme anglophile. Ils hurlent à la trahison lorsque Pompidou, secondé par le secrétaire général de l’Élysée Edouard Balladur, fait entrer « la perfide Albion » dans le Marché commun européen.

La fabrication de Nicolas Sarkozy

Ce décor étant planté, revenons-en à notre personnage principal, Nicolas Sarkozy. Né en 1955, il est le fils d’un noble hongrois, Pal Sarkösy de Nagy-Bocsa, réfugié en France après avoir fuit l’Armée rouge, et d’Andrée Mallah, une juive originaire de Thesallonique. Après avoir eu trois enfants (Guillaume, Nicolas et François), le couple divorce. Pal Sarkösy de Nagy-Bocsa se remarie avec une aristocrate, Christine de Ganay, dont il aura deux enfants (Pierre-Olivier et Caroline). Nicolas ne sera pas élevé par ses seuls parents, mais balloté dans cette famille recomposée.

Sa mère est devenue la secrétaire d’Achille Peretti. Après avoir co-fondé le SAC, le garde du corps de De Gaulle avait poursuivi une brillante carrière politique. Il avait été élu député et maire de Neuilly-sur-Seine, la plus riche banlieue résidentielle de la capitale, puis président de l’Assemblée nationale.

Malheureusement, en 1972, Achille Peretti est gravement mis en cause. Aux États-Unis, le magazine Time révèle l’existence d’une organisation criminelle secrète “l’Union corse ” qui contrôlerait une grande partie du trafic de stupéfiants entre l’Europe et l’Amérique, la fameuse « French connexion » qu’Hollywwod devait porter à l’écran. S’appuyant sur des auditions parlementaires et sur ses propres investigations, Time cite le nom d’un chef mafieux, Jean Venturi, arrêté quelques années plus tôt au Canada, et qui n’est autre que le délégué commercial de Charles Pasqua pour la société d’alcool Ricard. On évoque le nom de plusieurs familles qui dirigeraient « l’Union corse », dont les Peretti. Achille nie, mais doit renoncer à la présidence de l’Assemblée nationale et échappe même à un « suicide ».

En 1977, Pal Sarközy se sépare de sa seconde épouse, Christine de Ganay, laquelle se lie alors avec le n°2 de l’administration centrale du département d’État des États-Unis. Elle l’épouse et s’installe avec lui en Amérique. Le monde étant petit, c’est bien connu, son mari n’est autre que Frank Wisner Jr., fils du précédent. Les fonctions de Junior à la CIA ne sont pas connues, mais il clair qu’il y joue un rôle important. Nicolas, qui reste proche de sa belle-mère, de son demi-frère et de sa demi-sœur, commence à se tourner vers les États-Unis où il « bénéficie » des programmes de formation du département d’État.

À la même période, Nicolas Sarkozy adhère au parti gaulliste. Il y fréquente d’autant plus rapidement Charles Pasqua que celui-ci n’est pas seulement un leader national, mais aussi le responsable de la section départementale des Hauts-de-Seine.

En 1982, Nicolas Sarkozy, ayant terminé ses études de droit et s’étant inscrit au barreau, épouse la nièce d’Achille Peretti. Son témoin de mariage est Charles Pasqua. En tant qu’avocat, Me Sarkozy défend les intérêts des amis corses de ses mentors. Il acquiert une propriété sur l’île de beauté, à Vico, et imagine de corsiser son nom en remplaçant le « y » par un « i » : Sarkozi.

L’année suivante, il est élu maire de Neuilly-sur-Seine en remplacement de son bel-oncle, Achille Peretti, terrassé par une crise cardiaque.

Cependant, Nicolas ne tarde pas à trahir sa femme et, dès 1984, il poursuit une liaison cachée avec Cécilia, l’épouse du plus célèbre animateur de télévision français de l’époque, Jacques Martin, dont il a fait la connaissance en célébrant leur mariage en qualité de maire de Neuilly. Cette double vie dure cinq ans, avant que les amants ne quittent leurs conjoints respectifs pour construire un nouveau foyer.

Nicolas est le témoin de mariage, en 1992, de la fille de Jacques Chirac, Claude, avec un éditorialiste du Figaro. Il ne peut s’empêcher de séduire Claude et de mener une brève relation avec elle, tandis qu’il vit officiellement avec Cécilia. Le mari trompé se suicide en absorbant des drogues. La rupture est brutale et sans retour entre les Chirac et Nicolas Sarkozy.

En 1993, la gauche perd les élections législatives. Le président François Mitterrand refuse de démissionner et entre en cohabitation avec un Premier ministre de droite. Jacques Chirac, qui ambitionne la présidence et pense alors former avec Edouard Balladur un tandem comparable à celui de De Gaulle et Pompidou, refuse d’être à nouveau Premier ministre et laisse la place à son « ami de trente ans », Edouard Balladur. Malgré son passé sulfureux, Charles Pasqua devient ministre de l’Intérieur. S’il conserve la haute main sur la majiruana marocaine, il profite de sa situation pour légaliser ses autres activités en prenant le contrôle des casinos, jeux et courses en Afrique francophone. Il tisse aussi des liens en Arabie saoudite et en Israël et devient officier d’honneur du Mossad. Nicolas Sarkozy, quant à lui, est ministre du Budget et porte-parole du gouvernement.

À Washington, Frank Wisner Jr. a pris la succession de Paul Wolfowitz comme responsable de la planification politique au département de la Défense. Personne ne remarque les liens qui l’unissent au porte-parole du gouvernement français.

C’est alors que reprend au sein du parti gaulliste la tension que l’on avait connu trente ans plus tôt entre les gaullistes historiques et la droite financière, incarnée par Balladur. La nouveauté, c’est que Charles Pasqua et avec lui le jeune Nicolas Sarkozy trahissent Jacques Chirac pour se rapprocher du courant Rothschild. Tout dérape. Le conflit atteindra son apogée en 1995 lorsque Édouard Balladur se présentera contre son ex-ami Jacques Chirac à l’élection présidentielle, et sera battu. Surtout, suivant les instructions de Londres et de Washington, le gouvernement Balladur ouvre les négociations d’adhésion à l’Union européenne et à l’OTAN des États d’Europe centrale et orientale, affranchis de la tutelle soviètique.

Rien ne va plus dans le parti gaulliste où les amis d’hier sont près de s’entretuer. Pour financer sa campagne électorale, Edouard Balladur tente de faire main basse sur la caisse noire du parti gaulliste, cachée dans la double comptabilité du pétrolier Elf. À peine le vieux Étienne Léandri mort, les juges perquisitionnent la société et ses dirigeants sont incarcérés. Mais Balladur, Pasqua et Sarkozy ne parviendront jamais à récupérer le magot.

La traversée du désert

Tout au long de son premier mandat, Jacques Chirac tient Nicolas Sarkozy à distance. L’homme se fait discret durant cette longue traversée du désert. Discrètement, il continue à nouer des relations dans les cercles financiers.

En 1996, Nicolas Sarkozy ayant enfin réussi à clore une procédure de divorce qui n’en finissait pas se marie avec Cécilia. Ils ont pour témoins les deux milliardaires Martin Bouygues et Bernard Arnaud (l’homme le plus riche du pays).

Dernier acte

Bien avant la crise irakienne, Frank Wisner Jr. et ses collègues de la CIA planifient la destruction du courant gaulliste et la montée en puissance de Nicolas Sarkozy. Ils agissent en trois temps : d’abord l’élimination de la direction du parti gaulliste et la prise de contrôle de cet appareil, puis l’élimination du principal rival de droite et l’investiture du parti gaulliste à l’élection présidentielle, enfin l’élimination de tout challenger sérieux à gauche de manière à être certain d’emporter l’élection présidentielle.

Pendant des années, les média sont tenus en haleine par les révélations posthumes d’un promoteur immobilier. Avant de décéder d’une grave maladie, il a enregistré pour une raison jamais élucidée une confession en vidéo. Pour une raison encore plus obscure, la « cassette » échoue dans les mains d’un hiérarque du Parti socialiste, Dominique Strauss-Khan, qui la fait parvenir indirectement à la presse.

Si les aveux du promoteur ne débouchent sur aucune sanction judiciaire, ils ouvrent une boîte de Pandore. La principale victime des affaires successives sera le Premier ministre Alain Juppé. Pour protéger Chirac, il assume seul toutes les infractions pénales. La mise à l’écart de Juppé laisse la voie libre à Nicolas Sarkozy pour prendre la direction du parti gaulliste.

Sarkozy exploite alors sa position pour contraindre Jacques Chirac à le reprendre au gouvernement, malgré leur haine réciproque. Il sera en définitive, ministre de l’Intérieur. Erreur ! À ce poste, il contrôle les préfets et le renseignement intérieur qu’il utilise pour noyauter les grandes administrations.

Il s’occupe aussi des affaires corses. Le préfet Claude Érignac a été assassiné. Bien qu’il n’ait pas été revendiqué, le meurtre a immédiatement été interprété comme un défi lancé par les indépendantistes à la République. Après une longue traque, la police parvient à arrêter un suspect en fuite, Yvan Colonna, fils d’un député socialiste. Faisant fi de la présomption d’innocence, Nicolas Sarkozy annonce cette interpellation en accusant le suspect d’être l’assassin. C’est que la nouvelle est trop belle à deux jours du référendum que le ministre de l’Intérieur organise en Corse pour modifier le statut de l’île. Quoi qu’il en soit, les électeurs rejettent le projet Sarkozy qui, selon certains, favorise les intérêts mafieux. Bien qu’Yvan Colonna ait ultérieurement été reconnu coupable, il a toujours clamé son innocence et aucune preuve matérielle n’a été trouvée contre lui. Étrangement, l’homme s’est muré dans le silence, préférant être condamné que de révéler ce qu’il sait. Nous révélons ici que le préfet Érignac n’a pas été tué par des nationalistes, mais abattu par un tueur à gage, Igor Pecatte, immédiatement exfiltré vers l’Angola où il a été engagé à la sécurité du groupe Elf. Le mobile du crime était précisément lié aux fonctions antérieures d’Érignac, responsable des réseaux africains de Charles Pasqua au ministère de la Coopération. Quand à Yvan Colonna, c’est un ami personnel de Nicolas Sarkozy depuis des décennies et leurs enfants se sont fréquentés.

Une nouvelle affaire éclate : de faux listings circulent qui accusent mensongèrement plusieurs personnalités de cacher des comptes bancaires au Luxembourg, chez Clearstream. Parmi les personnalités diffamées : Nicolas Sarkozy. Il porte plainte et sous-entend que son rival de droite à l’élection présidentielle, le Premier ministre Dominique de Villepin, a organisé cette machination. Il ne cache pas son intention de le faire jeter en prison. En réalité, les faux listings ont été mis en circulation par des membres de la Foundation franco-américaine, dont John Negroponte était président et dont Frank Wisner Jr. est administrateur. Ce que les juges ignorent et que nous révélons ici, c’est que les listings ont été fabriqués à Londres par une officine commune de la CIA et du MI6, Hakluyt & Co, dont Frank Wisner Jr. est également administrateur. Villepin se défend de ce dont on l’accuse, mais il est mis en examen, assigné à résidence et, de facto, écarté provisoirement de la vie politique. La voie est libre à droite pour Nicolas Sarkozy.

Reste à neutraliser les candidatures d’opposition. Les cotisations d’adhésion au parti socialistes sont réduites à un niveau symbolique pour attirer de nouveaux militants. Soudainement des milliers de jeunes prennent leur carte. Parmi eux, au moins dix mille nouveaux adhérents sont en réalité des militants du Parti trotskiste « lambertiste » (du nom de son fondateur Pierre Lambert). Cette petite formation d’extrême gauche s’est historiquement mise au service de la CIA contre les communistes staliniens durant la Guerre froide (Elle est l’équivalent du SD/USA de Max Shatchman, qui a formé les néoconservateurs aux USA). Ce n’est pas la première fois que les « lambertistes » infiltrent le Parti socialiste.

Ils y ont notamment placé deux célèbres agents de la CIA : Lionel Jospin (qui est devenu Premier ministre) et Jean-Christophe Cambadélis, le principal conseiller de Dominique Strauss-Kahn.

Des primaires sont organisées au sein du Parti socialiste pour désigner son candidat à l’élection présidentielle. Deux personnalités sont en concurrence : Laurent Fabius et Ségolène Royal. Seul le premier représente un danger pour Sarkozy. Dominique Strauss-Kahn entre dans la course avec pour mission d’éliminer Fabius au dernier moment. Ce qu’il sera en mesure de faire grâce aux votes des militants « lambertistes » infiltrés, qui portent leur suffrages non pas sur son nom, mais sur celui de Royal. L’opération est possible parce que Strauss-Kahn, d’origine juive marocaine, est depuis longtemps sur le payroll des États-Unis. Les Français ignorent qu’il donne des cours à Stanford, où il a été embauché par le prévot de l’université, Condoleezza Rice. Dès sa prise de fonction, Nicolas Sarkozy et Condoleezza Rice remercieront Strauss-Kahn en le faisant élire à la direction du Fonds monétaire international.

Premiers jours à l’Élysée

Le soir du second tour de l’élection présidentielle, lorsque les instituts de sondages annoncent sa victoire probable, Nicolas Sarkozy prononce un bref discours à la nation depuis son QG de campagne. Puis, contrairement à tous les usages, il ne va pas faire la fête avec les militants de son parti, mais il se rend au Fouquet’s. La célèbre brasserie des Champs-Élysées, qui était jadis le rendez-vous de « l’Union corse » est aujourd’hui la propriété du casinotier Dominique Desseigne. Il a été mis à disposition du président élu pour y recevoir ses amis et les principaux donateurs de sa campagne. Une centaine d’invités s’y bousculent, les hommes les plus riches de France y côtoient les patrons de casinos.

Puis le président élu s’offre quelques jours de repos bien mérités. Conduit en Falcon-900 privé à Malte, il s’y repose sur le Paloma, le yacht de 65 mètres de son ami Vincent Bolloré, un milliardaire formé à la Banque Rothschild.

Enfin, Nicolas Sarkozy est investi président de la République française. Le premier décret qu’il signe n’est pas pour proclamer une amnistie, mais pour autoriser les casinos de ses amis Desseigne et Partouche à multiplier les machines à sous.

Il forme son équipe de travail et son gouvernement. Sans surprise, on y retrouve un bien trouble propriétaire de casinos (le ministre de la Jeunesse et des Sports) et le lobbyiste des casinos de l’ami Desseigne (qui devient porte-parole du parti « gaulliste »).

Nicolas Sarkozy s’appuie avant tout sur quatre hommes : Claude Guéant, secrétaire général du palais de l’Élysée. C’est l’ancien bras droit de Charles Pasqua. François Pérol, secrétaire général adjoint de l’Élysée. C’est un associé-gérant de la Banque Rothschild. Jean-David Lévitte, conseiller diplomatique. Fils de l’ancien directeur de l’Agence juive. Ambassadeur de France à l’ONU, il fut relevé de ses fonctions par Chirac qui le jugeait trop proche de George Bush. Alain Bauer, l’homme de l’ombre. Son nom n’apparaît pas dans les annuaires. Il est chargé des services de renseignement. Petit-fils du Grand rabbin de Lyon, ancien Grand-Maître du Grand Orient de France (la principale obédience maçonnique française) et ancien n°2 de la National Security Agency états-unienne en Europe.

Frank Wisner Jr., qui a été nommé entre temps envoyé spécial du président Bush pour l’indépendance du Kosovo, insiste pour que Bernard Kouchner soit nommé ministre des Affaires étrangères avec une double mission prioritaire l’indépendance du Kosovo et la liquidation de la politique arabe de la France.

Kouchner, un juif d’origine balte, a débuté sa carrière en participant à la création d’une ONG humanitaire. Grâce aux financements de la National Endowment for Democracy, il a participé aux opérations de Zbigniew Brzezinski en Afghanistan, aux côtés d’Oussama Ben Laden et des frères Karzaï contre les Soviétiques. On le retrouve dans les années 90 auprès d’Alija Izetbegoviç en Bosnie-Herzégovine. De 1999 à 2001, il a été Haut représentant de l’ONU au Kosovo.

Sous le contrôle du frère cadet du président Hamid Karzaï, l’Afghanistan est devenu le premier producteur mondial de pavot. Le suc est transformé sur place en héroïne et transporté par l’US Air Force à Camp Bondsteed (Kosovo). Là, la drogue est prise en charge par les hommes d’Haçim Thaçi qui l’écoulent principalement en Europe et accessoirement aux États-Unis. Les bénéfices sont utilisés pour financer les opérations illégales de la CIA. Karzaï et Thaçi sont des amis personnels de longue date de Bernard Kouchner, qui certainement ignore leurs activités criminelles malgré les rapports internationaux qui y ont été consacrés.

Pour complèter son gouvernement, Nicolas Sarkozy nomme Christine Lagarde, ministre de l’Économie et des Finances. Elle a fait toute sa carrière aux États-Unis où elle a dirigé le prestigieux cabinet de juristes Baker & McKenzie. Au sein du Center for International & Strategic Studies de Dick Cheney, elle a co-présidé avec Zbigniew Brzezinski un groupe de travail qui a supervisé les privatisations en Pologne. Elle a organisé un intense lobying pour le compte de Lockheed Martin contre les l’avionneur français Dassault.

Nouvelle escapade durant l’été. Nicolas, Cécilia, leur maitresse commune et leurs enfants se font offrir des vacances états-uniennes à Wolfenboroo, non loin de la propriété du président Bush. La facture, cette fois, est payée par Robert F. Agostinelli, un banquier d’affaires italo-new-yorkais, sioniste et néo-conservateur pur sucre qui s’exprime dans Commentary, la revue de l’American Jewish Committee.

La réussite de Nicolas rejaillit sur son demi-frère Pierre-Olivier. Sous le nom américanisé « d’Oliver », il est nommé par Frank Carlucci (qui fut le n°2 de la CIA après avoir été recruté par Frank Wisner Sr.) directeur d’un nouveau fonds de placement du Carlyle Group (la société commune de gestion de portefeuille des Bush et des Ben Laden). Devenu le 5e noueur de deals dans le monde, il gère les principaux avoirs des fonds souverains du Koweit et de Singapour.

La côte de popularité du président est en chute libre dans les sondages. L’un de ses conseillers en communication, Jacques Séguéla, préconise de détourner l’attention du public avec de nouvelles « people stories ». L’annonce du divorce avec Cécilia est publiée par Libération, le journal de son ami Edouard de Rothschild, pour couvrir les slogans des manifestants un jour de grève générale.

Plus fort encore, le communiquant organise une rencontre avec l’artiste et ex-mannequin, Carla Bruni. Quelques jours plus tard, sa liaison avec le président est officialisée et le battage médiatique couvre à nouveau les critiques politiques. Quelques semaines encore et c’est le troisième mariage de Nicolas. Cette fois, il choisit comme témoins Mathilde Agostinelli (l’épouse de Robert) et Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet d’Edouard Balladur devenu associé-gérant chez Rothschild.

Quand les Français auront-ils des yeux pour voir à qui ils ont à faire ?

samedi, 05 juillet 2008

Sarkoland

Le président SARKOZY est en direct sur les antennes européennes.

En direct du siège de l'UMP..bon, passons cet enième mélange des genres. Aprés sa victoire médiatique accompagnant la libération d'Ingrid BETANCOURT, qui a donné une leçon de sagesse et d'humilité au monde entier, rappellant au passage que le président CHIRAC et le ministre des affaires étrangères De Villepin avaient joué un rôle durant ces 7 dernières années.

Il n'a pû s'empêcher. Il l'a dit, faisant le jeu de Ségolène Royale. "Aprés les infirmières bulgares, Ingrid BETANCOURT.." Ravivant certainement l'idée gauloise et gaullienne, mais davantage celle des lumières, des droits de l'homme que le pays FRANCE incarne, ou incarnait. Mais que les choses soient claires. Il y a récupération et passé la tendance actuelle et la dignité de rigueur et le plaisir de cette libération, il y a le fond qui résiste à l'hypercommunication. Quel objectif poursuit ce président avide de médias quand il dit et fait son contraire en associant une victoire qui n'est pas la sienne à une mobilisation qui a dépassé les citoyens français ? Cette prise d'hotage médiatique est indigne tout comme celle des infirmières bulgares qui a agacé les anglais et les allemands tout comme cette invitation syrienne le jour du 14 juillet, tout comme, tout comme. Il y a des instants et des symboles qui existent depuis des siècles. Ce n'est pas en s'imposant comme un vendeur de voiture allemande et un remueur de tort que 500 millions d'européens vont être séduit par une classe politique qui n'a d'avenir que le sien. Aucun concept, aucune vision. Un mélange d'incantation et de discussion de comptoir, vous mélangez le tout et vous l'afficher haut et fort. Voila la stratégie du président de SARKOLAND. Que représente ce élu à 52% pour les 36% qui l'estime encore et donc les 64% qui sont déçu?

Si le dynamisme est toujours de rigueur, est-ce que ces excès de forme de "moi-jeisme" va faire école au sein de l'Union Européenne (dont il vient d'annoncer une présidence à 3 avec la tchekie et la suède pour les 18 mois qui vienne). Prise et épris de pouvoir...il avance et étend son rayon tel un petit napoléon. Présidence du conseil de sécurité des Nations Unies, OTAN, présidence de l'UE pour 18 mois...libérateur du monde ?!

Le SARKOLAND est planté.

A suivre...

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