lundi, 02 juin 2008

Envoyez à vos Zamis !

Les posts de Terra Nova désormais disponibles à envoyez à vos amis et autres connectés du Web 2.0 grâce à madkast ! Une petite icône est désormais visble dans chaque posts.

Si vous souhaitez le faire pour votre blog il vous suffit de vous inscrire au service, il vous suffit de laisser votre adresse e-mail à cette adresse : http://madkast.com/default.aspx. Un code vous sera remis. Il vous suffit de copier-coller sur votre blog le widget texte, et vous pourrez voir ce bouton à côté des titres de chacun de vos billets.

Merci au blog du modérateur où vous pouvez trouver bien d'autres astuces. Cliquez ici : http://moderateur.blog.regionsjob.com

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jeudi, 15 mai 2008

Sans options !

Nous tenons à vous présenter le site Le moteur de recherche d'emploi http://www.optioncarriere.com ,
dispose désormais de 400 000 offres provenant de plus de 300 sites. Ce moteur permet une recherche globale, rapide sur une sélection de sites d'emploi et vous redirige directement vers le ou les sites vous offrant les meilleures opportunités. Alors vous connaissez la suite...

 

21:05 Publié dans MédiaTIC | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

jeudi, 03 avril 2008

The wall

Par Laurent THOMET AFP - il y a 2 heures 55 minutesWASHINGTON (AFP) - Les journalistes américains en colère ont désormais un site internet pour s'exprimer et ne s'en privent pas : hiérarchie toujours plus exigeante, charge de travail accrue, rédactions réduites comme peau de chagrin... et bouleversements liés au tout-internet.

Depuis le 10 février 2008, 2.600 "coups de gueule" ont ainsi été postés anonymement sur le site angryjournalist.com.

C'est à la suite de la lecture d'une étude sur le malaise de la profession que Kiyoshi Martinez, un ancien journaliste de 23 ans qui écrivait sur l'internet, "déçu" par la profession," a décidé de lancer ce forum pour les professionnels des médias. Mot d'ordre: "laisser libre cours à votre colère".

Paradoxalement, les reproches des journalistes sont en partie tournés contre l'internet, devenu un outil de prédilection dans leur quotidien mais qui a forcé les journaux et chaînes de télévision à se réinventer avec des conséquences douloureuses pour leurs employés.

"Je suis en colère parce que mon entreprise, comme tout le reste du secteur, me demande de faire plus avec moins", se plaint l'un d'entre eux sous le pseudonyme Angry Journalist 241. "Au diable la qualité, on nous demande simplement du remplissage sur les sites internet", ajoute-t-il.

Des journalistes chevronnés se plaignent de salles de rédaction réduites par des patrons qui demandent de produire à la fois pour les anciens et les nouveaux médias.

Les nouvelles recrues sont quant à elles frustrées par les frictions entre cultures. "Je déteste le fait que l'imprimé et l'internet ne puissent pas travailler ensemble ! Allons, l'internet est le futur, alors, s'il-vous-plaît, ayez un peu de respect pour les rédacteurs-internet", demande Angry Journalist 700.

Mais ce sont les patrons qui récoltent le plus de critiques.

"Notre directeur, l'homme qui est censé diriger notre rédaction, tourne en rond comme s'il avait oublié où il a laissé sa tasse de café", écrit Angry Journalist 2570.

Pour le créateur du site, "il est déprimant de voir qu'une industrie traite si mal ses employés".

Selon Scott Reinardy, professeur en journalisme à Ball State University et auteur de l'étude ayant inspiré le site de Kiyoshi Martinez, angryjournalist.com offre une agora sur l'évolution des entreprises de presse à l'ère d'internet.

"Nous sommes dans une situation de réelle transition et cela va juste prendre du temps et engendrer de la douleur avant que nous puissions la dépasser", estime-t-il. Et d'ajouter: "L'incertitude fait peur".

Pour Steve Outing, éditorialiste au journal professionnel "Rédacteurs et éditeurs", les patrons de presse devraient prêter attention à angryjournalist.com. "Des choses sont dites sur ce site qui ne le seraient pas autrement - ou peut-être seulement entre collègues au bar du coin ou chez soi avec sa femme", écrivait-il en mars dans une chronique. "Je ne peux pas m'empêcher de penser que c'est une bonne chose pour l'industrie des médias".

Le site a inspiré un imitateur, happyjournalist.com. Lancé le 2 mars, il peine à rencontrer son public avec seulement 97 commentaires postés.

Quant à Angry Journalist 856, il va désormais vivre heureux: "Je ne suis plus en colère, je démissionne".

nb : le titre est de la rédaction

13:50 Publié dans MédiaTIC | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

mercredi, 02 avril 2008

Les poissons d'Avril

AFP - Mardi 1 avril, 22h39

LONDRES (AFP) - Les médias du monde ont joué le jeu mardi en diffusant des informations farfelues, comme l'annonce que le président français allait bénéficier d'un traitement révolutionnaire pour gagner des centimètres, signe que la tradition du poisson d'avril est bien vivante.

La petite taille de Nicolas Sarkozy a inspiré le tabloïd britannique The Sun, qui a affirmé, sous le titre "Les médecins vont étirer Sarkozy", que celui-ci allait bénéficier d'un traitement révolutionnaire mis au point par un laboratoire suisse pour gagner plus de 12 cm en un an.

Graphique à l'appui, le Sun a expliqué que le traitement implique d'être attaché à un lit "extenseur" pendant plusieurs heures, tout en recevant des injections de calcium.

La presse britannique avait souligné la semaine dernière la différence de taille entre le président français et son épouse, Carla Bruni-Sarkozy, ancien mannequin, lors d'une visite d'Etat dans le pays.

S'amusant de la réputation de raffinement des Français, le Guardian a annoncé que le Premier ministre britannique Gordon Brown avait recruté Mme Bruni-Sarkozy pour donner des leçons de style aux Britanniques.

"Le bon goût et le raffinement devraient être un droit pour tous et non le privilège d'une élite", titrait le journal de gauche en citant M. Brown.

La télévision belge RTL s'est inspiré des relations tendues entre francophones et néerlandophones et a annoncé qu'une commune flamande de la périphérie bruxelloise avait décidé d'organiser une opération pilote permettant d'interrompre après quelques minutes les conversations menées en français sur son territoire.

En Australie, la radio 2UE a assuré que le Pape allait célébrer une messe pour les homosexuels lors de sa venue dans le pays en juillet.

Pendant quelques secondes, les Libanais ont pu croire que la crise politique qui secoue leur pays était résolue, avec un tract annonçant l'élection d'un chef de l'Etat.

"C'est fini, c'est réglé", titrait ce tract inséré dans plusieurs quotidiens et annonçant la "fin" du bras de fer qui dure depuis plus d'un an entre la majorité antisyrienne à l'opposition soutenue par Damas et Téhéran. L'élection d'un président libanais a été reportée 17 fois depuis septembre en raison du bras de fer entre l'opposition et la majorité.

L'hebdomadaire britannique New Scientist a opté lui pour une nouvelle approche du 1er avril, en publiant sur son site internet des informations tellement incroyables qu'elles faisaient penser à des poissons d'avril, alors qu'elles étaient véridiques.

Ainsi, l'hebdomadaire a fait état d'une étude expliquant comment il est possible, grâce à la chirurgie, de faire de vos bras des ailes.

Les médias n'ont pas été les seuls à sacrifier à la tradition du poisson d'avril.

Aux Etats-Unis, Hillary Clinton a mis au défi mardi son rival Barack Obama de jouer la primaire démocrate de Pennsylvanie au bowling. "Il est temps pour cette campagne de sortir du caniveau, que toutes les quilles soient comptées, et je suis prête à jouer ce match jusqu'au bout", a déclaré Mme Clinton. "Nous n'avons pas un moment à perdre, c'est le 1er avril !", a-t-elle ajouté.

2266e7cdbdbc2c5f7143581808052841.jpgLe sélectionneur français de football Raymond Domenech a lui déclaré que l'équipe de France n'irait pas en juin à l'Euro-2008, dans une chronique vidéo sur le site de la Fédération française de football (FFF).

"On a beaucoup réfléchi. Ce n'est pas évident parce que la saison a été très chargée pour les joueurs, mais à quoi ça sert d'emmener à l'Euro une équipe de France qui ne sera pas compétitive ?", a feint de s'interroger le technicien.

Quant à la compagnie aérienne canadienne à bas prix Westjet, elle a annoncé que ses passagers pourraient bénéficier, pour la somme modique de 12 dollars, de cabines-couchettes installées dans les compartiments à bagages de cabine. Son communiqué était agrémenté de la photo d'une jeune femme souriante pelotonnée dans un "douillet" compartiment à bagages.

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vendredi, 07 mars 2008

Vous deezer ?

3ec27da15521cfab67385e33785fb2ca.jpgIl y a des découvertes qui nous changent la vie, simplement, et quand c'est accessible au (presque) plus grande nombre il est bon d'en faire le buzz. Aprés Skype, un autre service public qui devrait être remboursé (quand on paye) par le ministère de la bonne santé, on ne pouvait faire plus longtemps l'impasse sur deezer (www.deezer.com). Inutile d'en parler trop, allez-y et changer de vie ! Un juke box de 150 000 titres gratuit, des radios, des playslists, bref, c'est caadeau et accessible depuis n'importe quelle bonne boutique cyberfantastique. Pour les amateurs de playlists et autres recherches et programmation musicale, désolé, les nuits vont être courtes !

 musicalement !

10:30 Publié dans MédiaTIC | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

samedi, 09 février 2008

De profondis

Moment de détente à l'approche du week-end, nous n'avons pas pû résisté à reproduire ici ce qui circule certainement dans vos messageries, si ce n'est pas le cas, voici le compte rendu du Comité de Direction qui a précédé l’annonce du trou de 5 milliards à la Société Générale...

COMITÉ DE DIRECTION

"- Bon, les gars, on déconne, on déconne, mais on s'éloigne des vrais problèmes. Qui veut un calva ? J'ai du 80 ans d'âge que je fais venir directement de la ferme. Une rareté.

- Qui a pris les cigares ? Jean-Eudes, faites pas le rat, renvoyez les havanes par ici.

- Messieurs ! Quand vous aurez fini de vous torcher, on en reviendra au sujet du jour. Où est Roger ?

- Aux toilettes, monsieur le Président, il a du mal à digérer la purée de céleri.

- Bon, puisque notre directeur financier est malade, je vais moi-même rentrer dans le sujet. Peuf... Peuf... (il allume un cigare). Messieurs, comme je le disais, l'heure est grave. Merci pour le calva, Pierre-Henri. Les calculs faits par ma stagiaire cette nuit montrent que nous avons perdu entre 5 et 9 milliards par la faute de ces gros ploucs d'amerloques.

- Font chier, ces yankees. On ne peut plus faire confiance à personne !

- Silence, Charles-Édouard ! Il est trop tard pour nous lancer dans une analyse de risques approfondie. La question du jour est : qui va porter le chapeau ?"

Silence général. Tout le monde se regarde bizarrement.

"- Non, ne vous inquiétez pas, on n'en est pas encore à foutre des cadres dirigeants à la porte. Le plan social, on le fera sur les guichetiers, faut pas que déconner. Non, mais sérieusement, faut trouver un clampin à faire dégager rapidos. De préférence, un qu'aucun d'entre nous ne connaît, histoire de dire qu'on n'était pas au courant.

- Oui, monsieur le Président, mais qui ?

- Je sais pas moi, je suis pas là pour tout faire, non plus. Y'a personne que vous voulez virer ? Un trou de balle, un minus, mais avec une bonne gueule de psychopathe, qu'on pourrait montrer à la télé en disant "tout est de sa faute" ?

- Oui, comme les anciens hébreux chargeaient un bouc de leurs péchés avant de l'envoyer dans le désert...

- Charles-Hubert, vous nous les pétez menues avec vos histoires de cureton. C'est pas parce que vous avez passé 15 ans chez les jèzes qu'il faut la ramener à chaque CODIR. La dernière fois, c'était Saint-Paul à Damas pour illustrer le moment où Bernanke a compris qu'il était dans la merde, et la prochaine fois, vous nous faites quoi ? Sodome et Gomorrhe ? Le Déluge ? Allez, on y va, on me donne un nom.

- Mais, Président, on ne les connaît pas, les noms des collaborateurs. On leur parle à peine, et encore, seulement pour les engueuler…

- Bon, OK, je vois, c'est encore moi qui vais tout faire. Pierre-Matthieu, passez-moi votre portable. Le trombi de la boîte, il est où ?

- Ici, monsieur le Président.

- Putain, ces tronches de tarés qu'ils ont ! Eh, aux RH, vous avez jamais pensé à donner des consignes, genre "éviter d'embauchés des demeurés" ? Bon, on va pas s'en sortir, je clique au hasard... Tiens, celui-là, Bernard Hurningh, vous en dites quoi ?

- Il est conseiller clientèle à Dôle, monsieur, personne ne croira jamais qu'on a perdu 5 milliards à cause de lui.

- Même en magouillant avec la Suisse ?

- C'est plus ce que c'était, monsieur, la Suisse. Le secret bancaire n'est même plus garanti, ils seraient foutus de nous prouver qu'on raconte des craques.

- Mouais, va falloir taper dans le lourd. Celui-là, Marc Brice, à votre avis ?

- Directeur financier d'une sous-filiale de spécialisée dans le prêt agricole, monsieur. C'est la bourse qui craque, pas le marché du purin.

- Faites le mariolle, Jean-Édouard, foutez-vous de ma gueule. Bon, celui-là, il a une vraie tronche de vainqueur. C'est mon dernier mot, vous vous sortez les doigts du cul et vous me le mouillez à mort. Jean-Gui, en tant qu'ancien membre du cabinet de l'Élysée sous Mitterrand, les barbouzeries, ça vous connaît, non ?

- Oui, on peut magouiller un peu le système informatique, histoire de faire croire qu'il nous a truandés. Faites voir le nom ?

- Kerviel, Jérôme Kerviel. Encore un de ces petits merdeux qui croient qu'ils vont devenir riches parce qu'ils passent des ordres de bourse toute la journée sur leur écran. On dirait des hamsters sous acides, ces branleurs. Allez, celui-là paiera pour les autres.

- Mais, monsieur, 5 milliards sur le dos de ce trou de balle, personne n'y croira jamais !

- Je vous signale, mon petit Charles-Édouard, que 80% des français se sont déplacés il y a un peu plus de six mois pour départager une dinde hystérique et un velléitaire complexé par sa taille ; alors vous savez, le sens critique de ces glandus... Bon, on y va. Plan média, bidonnage informatique, communiqué de presse, plan social en backup, je veux tout ça sur mon bureau demain matin. Et vous me supprimerez le coupon de cette année, ça fera les pieds à ces connards d'actionnaires. Quelqu'un reveut du champ', on va se saouler la gueule pour fêter ça !"


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samedi, 12 janvier 2008

Agitation médiatique

Campagne présidentielle aidant, nous aurons droit à de nombreux échos dans la blogosphère. A noter une mesure de "brui" médiatique à l'initiative de Guilhem Fouetillou, de venu chef d'entreprise (à la tête du RTGI) et ses deux blogues http://usandus.eu et http://presidentialwatch08.com qui scrute prés de 2000 blogs sur le sujet pour en établir une cartographie de l'influence politique.

50c70db3fd867babf4582190418ba4fa.gifDe quoi passer à côté du sarko show et de ses attaques, commentaires et distractions en tout genre. Action, réaction. Plus précoccupant, l'annonce concernant l'arrêt de la publicité dans le service public audiovisuel français, comparé à tort à la BBC. A qui profite le crime et comment nous convaincre de l'oppotunité d'une telle décision ? Un modèle économique basé sur une seule redevance (à combien) et 5 chaînes que l'on maintiendrait sans tomber dans l'inévitable piège du clônage d'Arte ou de la dispertion voire la disparition culturelle à la sauce TFI ? Si les principes de gestion et de gouvernance d'entreprise sont essentiels, surtout dans le secteur public, il n'en demeure pas moins qu'une telle mesure n'a aucun sens, alors que le gouvernement français hésite sur le fait de pratiquer l'anglais en plus du français dans sa future chaîne "France Monde". Exception quand tu nous tiens.

Une bonne nouvelle avec l'arrivée de nouveau médias sur le net. On commence par la bonne nouvelle avec le lancement cette semaine de la version définitive (et du retour) d'Arrêt sur Images de Daniel Schneiderman : http://arretsurimages.net qui vise 30 000 abonnés payants et pas de pub, à suivre. Et bientôt Mediapart en phase de recrutement d'abonnés, lancé par Edwy Penel, ancien directeur de la rédaction du Monde. Rue89, fondée par des anciens de Libération et du Canard Enchainé continuant à bien se porter.

Pendant ce temps, Les Echos sont rachetés pour mieux être échanger contre la Tribune, ou vice et versa, on ne sait plus, le Journal Libération renaît de ses cendres et approche la rentabilité, alors que le Journal Le Monde continue à se ridiculiser dans sa enième crise de gouvernance, démissione, démissionne plus, au nom de la sacro sainte indépendance journalistique et de la lutte des clans. Sortez les mouchoirs...Quand le SNJ joue au donneur de leçon en matière de gestion et que les gestionnaires de déficit nous sorte le joker de l'indépendance sur fond de dette de 150 millions d'euros, alors on fait appelle à Arnaud Lagardère pour éponger les dettes. Essayez la compétence et l'honnêteté, et respectez vos lecteurs !

"Rien ne se gagne, rien ne se perd, tout se transforme". Lavoisier, traité de chimie 1763.

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lundi, 22 octobre 2007

Rastafaros

Un truc énorme s'est passé à Abidjan vendredi soir, et nous étions sur le chemin.
Imaginez : les SteelPulse en show case, et donc en public restreint au Music All, The endroit actuellement à Abidjan pour la musique live, le Jazz, le R&B, et donc, le reggae. Ils étaient tous là, et la formation de Birmingham s'est donné pour un public, disons-le bien sage, polissé, feutré, non non, ne changez rien. Ils étaient tous là, une nouvelle génération de fan de reggae : petit bonnet bessbège vissé sur la tête, tel un étudiant du 16éme qui aurait renversé sa casquette à l'envers pour dire qu'il était rappeur. La panoplie au grand complet : teléphone portable pour photographier ou filmer l'événement, peu de danceur sur ce son, énorme que nous livraient les rastafaris, mais beaoucoup d'ambianceurs, enfin assis avec cigare, bouteille de whisky et champagne, bref l'attiraille du parfait rastafaros, un mélange acidulé de faroteurs et d'amateur de reggae.

d36942b06ad0d704e0cd1e901021d9f3.jpg

Evidemment devant un tel engouement, et un tel public, les Steelpulse n'ont pas fait de rappel, ok c'était dans le contrat, 6 morceaux, on en a eu 6, pour un PAF de 10000FCFA sans boisson, mais bon, Jo, quand on tu as les Steepulse devant toi, ça ment pas papa ! Tu en redemandes et tu vibres seulement, c'est pas magic systems où un faux DJ sampleur, là on parle de musique man !
Il fallait attendre minuit et faire quelques pas de plus pour attérir au Parker Place, et 3000FCFA plus tard, on remettait le couvert. Une bien belle nuit, mais dieu que cette faune donne à rire, tant le grotesque était au RDV, et le déclage flagrant. La Jet Set est toujours un sujet qui fait rire, une caricature, peu représentative de la réalité, elle fût conforme à sa superficialité, molle, de façade, comédienne, en prodade, bruyante et totalement en décalage avec la pureté du reggae que ce groupe mytique de passage à Abidjan nous a livré, en direct.
On a fermé les yeux, pour qu'un moment seulement on s'imagine à Kingston.
Annoncé pour leur engagement socio-politique, et "peace compatible" avec la denière tendance à la mode à babi (la paix c'est super branché avec des bulles et tout et tout), les SteelPulse ont joué le jeu, et sont resté pros, malgré ces rastafaros totalement peu concerné par ce que vit le pays, alors comme tout va bien, je dit : " Jah man " !!!

Buzz

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mercredi, 27 juin 2007

CHAPITRE 4 : ERRANCES PRESIDENTIELLES

BUSH PRESIDENT DE LA BLOGOSPHERE ?

Dés novembre 2004, Edgar Pisani relevait le rôle politique d’Internet dans le financement de la campagne présidentielle américaine : « Le républicain John McCain avait ouvert la voie en récoltant 1 million de dollars en l'an 2000. Le démocrate Howard Dean a obtenu 20 millions de dollars en ligne pour financer sa campagne des primaires. John Kerry a engrangé 82 millions qui lui ont permis de faire presque jeu égal avec George Bush» (249 millions contre 273 millions de dollars au total).

f6a0e6f5e0bb544efe58d7395df12e09.jpgSi l’outsider Howard Dean n’a pas été élu lors des primaires, il est devenu le Président du Parti Démocrate Américain. Ils n’étaient que 6% à effectuer des dons en ligne. L’étude du Pew Center a également montré que 30 % des électeurs américains (diplômé, jeune urbain aisé) ont utilisé Internet pour s’informer sur la campagne en 2004 (18% en 2000).
Les principaux usages relevaient d’informations sur les candidats (54% ont consulté des sites électoraux et 51% étaient motivés par l’envoi de plaisanteries par mails (51%). (http://vedel.blogspot.com) Si les informations ont été révélées par les médias traditionnels, les blogs ont également révélé deux affaires reprises. (Drudge Report, avec l'affaire Lewinsky et le « Rathergate » Ratherbiased,)

035683f8c447bf1827ac56c053c58e0b.jpgSeulement 50% des Américains jugent les médias traditionnels fiables contre 72% vingt ans plus tôt Technorati a pointé les sites médias et les blogs lors d’un classement comparatif par nombre de sources : 6 blogs ont plus d'influence sur Internet que la BBC et 8 blogs ont plus d'influence que USA Today. (le blog démocrate pro-kery The daily Kos cumulait à prés de 15 millions de visiteurs par mois.)
(pour compléter voir MeetUp , PersonalDemocracyForum - Election 2004: Lessons for the Future (I), L'initiative du Guardian, GlobalVote2004 , TalkToUS , e-Volve Foundation )

L'efficacité démontrée par le parti de George Bush repose sur des structures et les pratiques sociales à la fois traditionnelles (les églises, les sermons du dimanche, une organisation hiérarchisée) et virtuelles. "Les républicains ont construit une infrastructure de mobilisation des électeurs extrêmement efficace en s'appuyant sur des systèmes brevetés et très hiérarchiques." explique Allison Fine directrice de la Fondation e-Volve qui oeuvre pour la démocratie électronique.

Quelle est donc l’influence réelle de ces blogs sur le résultat des élections ?
Dire que l’Internet n’a pas d’influence sur la politique, ce serait nier l’impact de la télévision dans la communication politique à partir des années soixante. A titre d’exemple, les médias traditionnels n’ont-ils pas relayé la blogosphère avec la vidéo des 35h de Ségolène Royal, ou la déclaration d'Alain Duhamel ?

Loïc Lemeur met en avant l’autorégulation rédactionnelle « Les blogs donnent un visage plus humain à la politique avec une écriture différente. Les sources sont plus nombreuses, très variées, les blogs démarrent des discussions, voire des débats les médias traditionnels offrent rarement des commentaires sur tous les articles. Les blogueurs ne subissent en général pas les contraintes habituelles des objectifs d'audience, les weblogs s'auto-critiquent et s'auto corrigent rapidement».

731b9b80cd99a21fd9e0196984809b2b.jpgEn 2007, le medium Internet a été plus présent que jamais en France dans une campagne électorale. (Médiamétrie indiquait en mars 2007 que plus de 5 millions d’Internautes avaient consulté, les sites et blogs liés à la campagne électorale). Sites de campagne, e-militantisme, baromètres, vidéos en ligne, blogs, débats participatifs, rumeurs, satires, monde 3D, un foisonnement sans précédent et largement annonciateur du taux de participation. 33 ans après le document de Raymond Depardon sur « la partie de campagne » de VGE, l’ancien président sortait son blog.

« Les Français sont de plus en plus nombreux à surfer sur Internet. 26 millions pour être exact. Et 10 à 15 % d’entre eux consultent des blogs politiques». C’est le magazine Elle qui nous l’apprend. (http://www.elle.fr/elle/societe/les-enquetes/une-campagne-tres-net__1/(article)/94182).

D’après IFOP, ils seraient 10%. Comme le souligne Netpolitique (THE blog de référence sur le sujet avec République des blogs), le 5è pouvoir de Thierry Crouzet devra attendre un peu. Le sondage révèle un nouveau paradoxe d’Internet ; la surestimation systématique du poids des blogs et la sous-estimation du média Web au sens large.(ce sondage de l’IFOP). Et le profil des lecteurs de blogs politiques ? Il serait francilien et plutôt de gauche…de quoi satisfaire Ségolène Royal qui aurait consacré 10 % de son budget à la « ségosphère », tandis que Nicolas Sarkozy se serait contenté de la moitié.

Citoyens « masqués, bardés de fausses adresses ou anonymes », à la sauce André Santini, ou citoyens en quête d’information ?

be630358ed577bbb86d34f5036736ac7.jpgL’expérience des élections américaines n’a pas été oubliée : Pas de net-campagne, sans militants ! C’est en 2001 que le terme est apparu en France (moins de 1% des listes avaient un site). En 2002, tous les candidats avaient un site, au total, environ 1,5 million d’électeurs avait consulté un site. En 2004, lors des élections régionales ou européennes, 12% des internautes français (6 à 7% des électeurs) se sont informé par Internet et en 2007, ils seront, entre 15% à 20% des électeurs (30 à 35% des internautes). Suivant les générations, la confiance varie. Selon la 1ere vague du baromètre politique du CEVIPOF, seulement 12% des électeurs font confiance à Internet comme première ou seconde source d’information (contre 65% pour la télé), les 18-25 ans et les plus diplômés étant les plus confiants.
Les « supporters de Sarkozy » étaient 270.000 sur les 500.000 visés et Ségolène royale à séduit 500.000 e-militants avec un réseau de 1500 blogs. François Bayrou (l’ami de Santini) aura tout de même réussi son pari, le « Howard Dean à la française » réalisera plus de 18 % des voix au premier tour, plus que les 5-7% annoncés par les sondages. Si la victoire lui échappe par deux fois (le groupe parlementaire, passant à 4 députés) son nouveau parti (le MoDEM) peut se targuer de réunir plus de militants que l’UDF (plus de 100 000).
http://actualite.aol.fr/les-medias-faussent-ils-le-jeu-politique-/PTFR_45360/p-p_p/presidentielles-article_id/legislative-2007/article.html

LA FIN DES MEDIAS TRADITIONNELS ?
Comme le rappelle Thierry Vedel « La télévision restera le principal médium de la campagne électorale. Chaque jour 75% des Français regarde un JT . La télévision est le médium le plus universel et touche des individus de tout âge et de toute condition sociale». voir ICI l’audience internet en juillet 2006 sur le site de Médiamétrie)
Selon IFOP, 75% des internautes surfent pour lire les quotidiens nationaux, 67% pour consulter les sites des chaînes TV. Les internautes recherchent avant tout de l'information sur le programme des candidats (79%) et considèrent à 44% Internet comme une manière de conforter son intention de vote et 23% comme une aide à la décision. (http://tf1.lci.fr/infos/elections-2007/lexpress/sondages/0,,3429380,00-net-acteur-poids-dans-campagne-.html).

dbf5ed2284fc40829c20a14eeee93a40.jpgL’étude de l'institut "Oto Research/Groupe Fullsix". confirme ces tendances. 54% des sondés surfent pour s’informer sur les élections (55% pour la presse écrite). (64% des partisans de François Bayrou, suivi de Sarkozy et Ségolène royale). 43% des sondés font confiance à la télévision, 28% à la presse écrite et 19% au Web. (50% des partisans de Nicolas Sarkozy plaçaient la télévision en tête, les partisans de Bayrou et Royale préférant la presse écrite et le Web).

Selon François Bayrou, poursuivant son pari sur les blogs et sa méfiance des médias traditionnels "la blogosphère est une arme pour une candidature indépendante". Après sa critique en direct du 20 heures de Claire Chazal, sur TFI, contre le quatrième pouvoir, le centriste profitait d'une remontée des intentions de vote, aux alentours de 8%. Ses critiques sur la bipolarisation médiatique ont trouvés des échos, évidemment auprès de Jean-François Kahn, du magazine Marianne mais surtout auprès des correspondants de la presse étrangère couvrant les élections (Espagnoles, Belges, Suisses notamment, ont été étonnés par leurs confrères français et par le fait que seuls Charlie Hebdo et le Canard Enchaîné faisaient de l’investigation (patrimoine, RG, etc).


La problématique repose en fait sur un paradoxe, un de plus : qui garantit le mieux le rôle démocratique du contre-pouvoir ?

La plupart des blogs politiques sont davantage des leader d’opinion que des journalistes de campagne.« Internet est plus qu’un média. L’opinion s’y fabrique en direct et de manière collective. Les arguments qui y étaient avancés n’étaient pas les mêmes que ceux que l’on trouvait dans la presse. Le thème de la dette, par exemple, vient des analyses chiffrées parues sur le Web et publiées par des experts. En ce sens, c’est un vrai contre-pouvoir et un réel terrain d’expression et de militantisme. Internet crée la surprise car il permet l’inédit. Le blog de François Mitterrand qui vient d’être fermé représente la rigueur, la recherche et l’analyse auxquelles un lecteur s’attend. Les informations que l’on y trouvait n’étaient ni diffusées dans la presse, ni signées». Déclarait le dirigeant d’iPol). (Voir également : http://www.leblogmedias.com/archive/2007/06/12/ipol-le-meur-magazine-webzine-pep.html).

Manipulation ? Peut-être mais suivisme journalistique sans aucun doute, sans oublier l'utilisation contestable des sondages d'opinion davantage utilisés comme des repères d’audience médiatiques quotidiens que comme des sondages de l’opinion. Qui sont les marionnettes de l’info ?

TRAITEMENT DE CAMPAGNE
Alors que François Mitterrand s’invitait dans la campagne au travers d’un blog, on s’interroge naturellement sur la question : quel a été le rôle des médias traditionnels et quel bilan tirent-ils de leur prestation ? Du droit d'inventaire au bilan de campagne, il n’y avait qu’un pas. Les médias traditionnels sont donc toujours les plus influents, la télé loin devant, qui starise de façon un peu ringarde quelques blogueurs ( Loic Le Meur, ou Quitterie Delmas). Les médias se sont souvenu, à l'occasion du référendum, qu’un blog pouvait faire basculer la France dans le camp du non. Les journalistes bloguent ( Christophe Barbier , Jean-Michel Apathie , Karl Zéro , John Paul Lepers).
Daniel Schneidermann dans une interview au Monde « amateurise » les blogs, incapables, selon-lui de générer des débats entre candidats : “Je trouve que les médias en ligne, c’est-à-dire les sites, les blogs, ont raté plusieurs occasions d’acquérir une vraie stature, et d’acquérir une influence qui soit, je ne dirais pas comparable à celle des médias traditionnels, mais disons, en tout cas, de progresser en influence».

0225154a9a6704c9d46a4dc176f3ae86.jpgIl oublie cependant que le débat de la netcampagne était ailleurs et que son décodage est un peu court. Pour ceux qui l’aurait oublié, le débat portait justement sur une forte demande de débat politique et non pas sur une offre politique « prêt à voter » (d’ailleurs plus proche de futur premier ministre que de futurs présidents, en témoigne l’absence totale de sujets de politique étrangére). Ce ne sont ni les hersatz démocratiques de TFI et des rendez-vous avec les « citoyens » ni le vidage de sens opéré par la « ségocratie participative » qui pouvait nous sortir de l’impasse. Le suivisme des médias traditionnels n’ayant pas permit de débat sur le fond, mais à favorisé un zapping électoral sans précédent. La critique des médias s’arrêterait-t’elle au plateau de France 5 et l’excellente émission d’arrêt sur Image ne risque-t’elle pas de prendre la voie du rathergate ? Allons Daniel, pas toi !

561a0a6c319c39fbbc16778dd7ceab2f.jpg« Les médias traditionnels ne se posent pas assez la question de savoir ce qui intéresse les lecteurs. D’ailleurs, Internet n’y occupe qu'une place anecdotique alors que cet espace fait partie du quotidien des Français. Les médias actuels empêchent le débat d’avoir lieu car ils en personnalisent les enjeux. L’élection présidentielle avait un sens quand elle était la rencontre entre le peuple et un homme. Aujourd’hui, les médias ne sont ni arbitres, ni contre-pouvoirs. Le message est brouillé la plupart du temps. Seul le Net joue ce rôle d’agent fédérateur. Les médias traditionnels ont alors pris Internet comme un gadget pour se « déringardiser » mais ne sont pas entrés dans une logique d’échange»(Ipol).

Thierry Vedel, analyse l’influence inversement disproportionnée des blogs par rapport à leur audience réelle. L’objectif des blogs militants n’est pas l’information mais bien l’opinion. La blogosphére politique fonctionne tel un relais social (une extension dans un groupe social, des discussions de bureaux, de famille etc.). En fait une réactualisation de la théorie de Lazarsfeld et Katz qui, s'appuyant sur des enquêtes réalisées lors des élections de 1940 et de 1948 aux Etats-Unis constataient que les informations que les électeurs recevaient des mass médias étaient médiatisées par leurs relations sociales. (Le two-step flow décrit ici). La théorie qui aujourd’hui alimente les réseaux sociaux sur Internet repose sur un modèle plus concentrique : le modèle de Dunbar.

La principale leçon de cette élection présidentielle réside dans la participation des français et de la réappropriation de la chose politique par les citoyens. Le débat a laissé place aux résultats.
L’échec repose sur cette forme de journalisme que les Français ont considérée de“politiquement correcte”.(seul Luc Séguillon de LCI reste convaincu sur son blog qu’il y a eu un débat de fond).
La disparition des journalistes du débat politique, symbolisée par les émissions de TF1 devrait donc d’abord susciter un débat dans la profession. Comment retrouver leur légitimité et leur utilité ?

cc7d2cac1976860e93059a967fee1357.pngLe nombre de militants en ligne n’a cessé d’augmenter depuis le début de la campagne.
La nouvelle donne du net a été l’audience crée par l’interdépendance entre les médias (Le Monde.fr), (Liberation.fr) (Itélé) et les citoyens qui ont participés à des médias citoyens (Agoravox), (DailyMotion ou a des forums de Désirs d’Avenir) et les nouvelles formes de militantisme». (la carte de la blogopole carte Segoland ou la carte Google Map des supporters de Nicolas Sarkozy, petite géographie des vidéos de campagne d’André Gunthert e-soutiens de l’UDF , e-supporters de Sarkozy ou coopérative militante du PS).

La net-campagne est finie. Vive la net-politique !
Déjà en novembre 2004, Pisani, décrivait « Une dynamique relativement vertueuse entre journalistes traditionnels et blogueurs qui se surveillent mutuellement pour le plus grand bien du public. Chacun vérifie la véracité des affirmations de l'autre comme si la rivalité entre médias était encore plus forte que celle qui sépare les camps politiques».

Comme se le demande Autheuil dans ce billet les acquis de cette net-campagne au-delà du seul scrutin ont-ils été mesurés à leur juste mesure?

Suite et fin au chapitre 5.

NB : les hyperliens vont redevenir interactifs, dés que ce dysfonctionnement sera réparé par la plateforme.

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lundi, 18 juin 2007

CHAPITRE 3 : LE JOURNALISME DE LA PEUR

Les éditeurs auront bon se rassurer sur les avantages du « multi-local », sur de nouvelles stratégies on-line et sur les dangers de l’externalisation éditoriale dans le rapport « lecteurs/annonceurs »…l’inquiétude était encore palpable lors de la dernière convention mondiale qui a eu lieu à Cape Town, en Afrique du sud.. http://www.editorsweblog.org/news/a_citizen_journalism/

« L’ignorance est à l’origine de la crainte » dit un adage religieux lointain.

Déjà en juin 2005, Cyril Fievet mettait en avant, dans pointblog, les grandes conclusions du rapport publié par le Commissariat Général du Plan (ici au format PDF). "Prospective sur la stratégie de l’Etat dans les mutations des médias". L’avenir des médias français sentait déjà la sueur froide…Extrait  "Si l’État démocratique et les individus ne réagissent pas pour obtenir des médias pluralisme et qualité, que ce soit dans les programmes, les articles, les émissions, les portails, les sites Web et les blogs, en utilisant les différents supports de la presse écrite, de la télévision, de la radio, d’Internet (et du portable), l’histoire des médias français pourrait devenir rapidement la conquête de la communication par quelques géants du multimédia."

Le rapport éditorial serait-t’il à ce point là menacé ? Allons-nous vers une convergence rédactionnelle qui prendra la forme d’un nouveau genre : le blognaliste ?

medium_eredac.pngJuan Antonio Guiner, d'Innovation fut le premier à représenter la rédaction du future, « The information engine ». Suffisamment réaliste pour prendre sa place dans le « digital native », la génération numérique comme l’appelait Rubert Murdoch dans son fameux discours ? "Nous devons comprendre que la génération future accédant aux actualités et à l'information, qu'elles proviennent de journaux ou d'autres sources, a des attentes différentes sur la nature des informations, y compris sur la manière d'y accéder, les sources dont elles proviennent et ceux qui les produisent." [...] déclarait le magnat de la presse à l’occasion d’une réunion de l’American Society of Newspaper Editors". (Extraits du discours – voir également le blog Jeff Jarvis, qui commente le discours.) Et de poursuivre "Devant cette révolution, nous avons été lents à réagir. Nous sommes restés assis à regarder nos journaux perdre peu à peu leurs lectorats. En 1964, quatre américains sur cinq lisaient quotidiennement un journal. Aujourd'hui, seul un sur deux le fait, et pour les plus jeunes lecteurs, c'est encore pire. [...]"Notre industrie ne s'est pas adaptée aux technologies numériques et à Internet à la mesure de qu'elle aurait du faire, et de ce qu'elle doit faire." [...] Clairement, nous ne pouvons pas nous porter garants de la qualité des gens que nous n'employons pas, et les blogueurs ne pourront que compléter le travail de nos journalistes - pas les remplacer. Mais ils peuvent cependant ajouter de la valeur, élargir notre couverture de l'actualité, nous apporter nouveauté et fraîcheur sur certains sujets, approfondir notre relation avec les communautés au service desquelles nous sommes. Tant que nos lecteurs comprennent bien la distinction entre blogueurs et journalistes, et tant que nous prenons les précautions nécessaires, cela constitue une idée qui vaut la peine d'être explorée." [...]

medium_Wiredcover14_07.jpgSi l’on annonçait aux USA, la disparition du New York Times en 2014, Arnaud Lagardère accordait quant à lui deux ans de plus à la PQN… "La presse quotidienne a dix ans devant elle. Les coûts de production deviendront intenables. Cette annonce se propage déjà. (également chez Jeff Jarvis : Les derniers journaux.) Certes l'audience cumulée des blogs représente depuis 2005 une menace pour les médias traditionnels. Comscore, a mis en évidence que 50 millions d'internautes américains avaient visité des blogs lors du premier trimestre 2005, (soit 30% des internautes américains et 16 % de la population). Trois mois plus tard c’est au tour de Nielsen Netratings de publier des résultats indiquant que l'audience globale des blogs serait passée en France à plus de six millions de visiteurs uniques (Il y a plus de lecteurs des blogs que de blogueurs et les internautes). Mais quelle audience ? Dans un Article de Virginie Robert à propos des chiffres annoncés par Médiamétrie, la journaliste déclarait : « Il ne s'agit pas pour moi d'une substitution de l'audience mais d'une autre audience. Ce serait vraiment intéressant de comparer les habitudes des lecteurs des blogs et ceux de la presse en ligne. Une partie lit bien entendu les deux mais je parie plutôt pour des habitudes de lecture en ligne très différentes. ».

Blogueurs versus journalistes !

Sans doute le thème le plus récurrent dès qu’il s’agit de parler des blogs.Que disent les principaux intéressés ? Quelles sont les relations entre les blogueurs et les journalistes ? Nous vous proposons ici un condensé.

Le 12 septembre 2005 une réunion sur les rapports entre le blogs et le journalisme s’est déroulée au Parlement européen. Dans un article du Monde signé Rafaële Rivais, les propos d’Adrian White, secrétaire général de la Fédération internationale des journalistes et de Karlin Lilington. “..nombre de journalistes sont eux-mêmes devenus des blogueurs : ils éditent des informations qui ne paraissent pas dans leur organe de presse, faute de place. Menacent-ils alors celui-ci ? M. White répond par la négative, à condition que ces informations complémentaires aient le même sérieux que les autres. “Le problème des blogs, c’est qu’ils n’ont pas pour l’instant de cadre éthique” , a-t-il observé. Sa consœur, Karlin Lillington, de l’Irish Times, a constaté que les journalistes sont soumis à des “règles déontologiques strictes, en matière de diffamation, notamment, alors que les blogueurs peuvent se comporter comme au Far West“.

Pour Cathy Nivez de Europe 1, les blogueurs forcent les journalistes à être honnêtes et dans la vérité. "Les journalistes ne peuvent pas ignorer les blogueurs", poursuit Rebecca McKinnon, ancienne responsable des bureaux chinois et japonais de CNN, désormais active dans le projet Global Voices Online. "Les blogueurs aident les journalistes, qui ne peuvent pas tout connaître ni être partout, et les journalistes apportent une visibilité aux blogueurs en les citant. C'est une relation gagnant-gagnant." Ethan Zuckerman explique que  "Les blogueurs apportent également une autre perspective sur l'actualité", détachée des contraintes d'audience et des dérives de l'infotainment. (Source : Marc-Olivier Peyer).

Comme le rappelle Loic Lemeur sur son blog : de plus en plus de journalistes bloguent. « Le quotidien Libération a été le premier à lancer des blogs de journalistes en France rapidement suivi par la plupart des grands médias français.(Le Monde, L'express ou Les Echos.) Les blogs des journalistes ont souvent beaucoup de succès et les journalistes apprécient l'expérience. Ils sont beaucoup plus proches de leurs lecteurs avec les commentaires et apprécient la liberté nouvelle dont ils jouissent: plus de contraintes d'espace, ils peuvent s'exprimer autant qu'ils veulent, ils peuvent employer la première personne et écrire sur les sujets qu'ils souhaitent. Libération a des blogs de journalistes comme Effets de Terre sur l'environnement, Mon journal de Chine de Pierre Haski correspondant à Pékin et les met très en avant sur son site Web. Le blog de Pascal Riché et Laurent Mauriac sur les Etats-Unis, à l'heure américaine, a vu son audience fortement augmenter pour dépasser 150 000 pages vues par mois sur ce seul blog au mois de Septembre 2005 alors que l'intérêt pour les catastrophes naturelles, les ouragans Katrina et Rita, était très important.» 

medium_gobelins_apple.jpgLe 26 mai 2006 une cour d’appel de l’État de Californie, décidait, dans une affaire opposant la société Apple aux responsables de sites ayant révélé des informations confidentielles sur certains de ses produits, que les journalistes en ligne et les bloggers avaient le droit de préserver la confidentialité de leurs sources, au même titre que les journalistes professionnels.»Reporters sans Frontières rapportait la décision, la qualifiant « d’historique ». Outre les différences globales (La notion de métier, le journalisme est un métier, peut-il être aussi un hobby ou une pratique citoyenne ?), la formation (il existe des écoles de journalisme, mais les bloggeurs ne les ont pas fréquentées), la pratique (le journaliste doit écrire son papier quoi qu’il arrive, le bloggeur écrit selon son bon plaisir), et le rapport à l’Internet (l’un est né avec le Net, l’autre souvent avant) ?Le journaliste Pierre Chappas dans ce billet sur Libé poussait l’analyse plus loin : «Malgré leurs différences, journalistes et bloggeurs appartiennent bien au même monde, celui de l'information…Dans la notion de « dialogue entre journalistes et lecteurs » qui caractérise l’utilisation du blogue par le journaliste. « Je considère que c’est une évolution particulièrement intéressante que de plus en plus de journalistes tiennent un blogue ».

Blogueurs et journalistes sont donc appelés à collaborer et contribuer ensemble à la découverte de la "vérité". Par exemple, explique Joël de Rosnay, Agoravox a proposé une couverture différente des émeutes en banlieues, en donnant la parole à des habitants concernés par les événements et en publiant des commentaires relatifs aux articles publiés dans la presse. Nous l’avions vu précédemment, environ 30% des blogs se comparerait à des médias. Mais rares sont les blogueurs qui se prennent pour un journaliste. Plus rares encore sont ceux qui le deviennent.

Dans son livre « Le blog des pros », Loic Lemeur, encore lui, livre ce qu’il pense être des différences entre les blogueurs et les journalistes.

-un journaliste est un professionnel (payé pour écrire), un blogueur est en général un amateur et parfois paie pour écrire sur son blog
-un journaliste suit une ligne éditoriale, un blogueur écrit ce qu'il veut, quand il veut
-un journaliste est relu et corrigé avant d'être publié, un blogueur est souvent corrigé par ses propres lecteurs, après publication, sur les commentaires
-un journaliste écrit pour une marque, pas toujours sous son nom, un blogueur écrit sous son nom ou de manière anonyme
-un journaliste écrit pour les lecteurs de cette marque, un blogueur écrit pour ses amis et pour une audience fidèle, une communauté qui se crée autour de lui
-un journaliste ne dit jamais "je", un blogueur parle souvent à la première personne
-un journaliste est limité par l'espace disponible sur le support pour lequel il écrit, un blogueur n'a aucune limite
-un journaliste écrit ce qu'il sait ou a appris, un blogueur partage des expériences et demande celles des autres
-un journaliste ne crée pas ou peu de liens vers ce dont il parle, un blogueur passe son temps à envoyer ses lecteurs voir d'autres sites
-un journaliste écrit du mieux qu'il peut, un blogueur écrit spontanément, en général comme il parle

Rajoutons que comme les journalistes, les bloggeurs, disposent d'ailleurs d'une charte d'éthique, baptisée "Néthique" reprise par les blogs majeurs et disponible sur http://www.humains-associes.org/blog/nethiquette.

(Pour aller plus loin : l’excellent site mémmoirevive.org labo expérimental de technologie avec les dans l’ordre, les interviews de Kadja, Pisani et Attal. Télécharger cette vidéo dans son format original (.mov).Télécharger cette vidéo au format iPod (.m4v).Télécharger cette vidéo au format iPod (.m4v).Télécharger cette vidéo au format iPod (.m4v).).Voir également les revues de post ou de presse suivante : Blogs et journalisme :: #103-http://loiclemeur.com/france/blogs_et_journalisme/-http://www.place-publique.fr/article1307.html-http://fr.philippepinault.com/blog_et_journalisme/).

Information participative ?

Et si finalement une complémentarité existait ?

medium_ileverte.jpgUn accord a été conclu entre AP (Associated Press) et Technorati afin d'inclure et de publier, en même temps qu'un article, la liste des principaux blogs qui s'expriment sur le sujet traité. Une initiative qui se place dans une logique de complémentarité entre la presse traditionnelle et le blog. Vision qui rejoint celle de Loïc Le Meur. -Comment la blogosphère enrichit les médias traditionnels (chez Netpolitique)

Certes le métier de journaliste à ses propres pratiques, règles et codes déontologiques, et il ne s’agit pas de devenir journaliste, alors qu’il faut la culture générale, les 4 ans de formation et les 10 ans de pratiques avant de pouvoir prétendre l’être un peu. Certes un mauvais journaliste ne deviendra jamais bon simplement en se connectant sur le Web ou en publiant son blog.

Mais les journalistes-blogueurs n’ont-t’ils pas retrouvés quelque chose que les contraintes éditoriales, financières et quotidiennes, leurs faisaient perdre de vue ? Liberté de ton, proximité avec le lecteur…et diversité ?  

Le 17 mai dernier, Robert Andrews nous informait qu’un service en ligne de photojournalisme hollandais, Skoeps, allait lancer l’expérience dans plusieurs pays africains. (apparemment Kenya, Nigeria, Ghana and South Africa). En 2006 un quotidien sud-africain avait lance Reporter.co.za, un site entièrement rédigé par ses lecteurs.

"Hollywood a essayé de tuer le magnétoscope. C'est à un doigt qu'à la Cour Suprême, lors d'une décision cruciale en 1984, les Américains ont préservé leur droit à enregistrer un programme de TV pour pouvoir le relire plus tard". "Les journalistes commencent à comprendre [le blogging]. "Le grand défi des journalistes d'aujourd'hui" c'est d'apprendre à continuer à exercer leur métier avec certains instruments qu'ils ont appris à pratiquer, mais en le faisant plus en rapport avec les gens, en écoutant et en respectant ce qu'ils disent. J'entends encore des journalistes dire : mais comment je peux avoir confiance dans ce que disent les gens ? Je crois que c'est une attitude regrettable. Il y a des gens qui disent des choses, qui participent au média de leur communauté, qui s'y retrouvent, qui le défendent, qui l'alimentent et qui s'en servent, et je trouve ça très bien». Déclarait Pisani, journaliste, conférencier, enseignant à Berkeley.

Et si le vrai complément, la vraie découverte était de revenir aux sources tout simplement, à la source du métier ? Et si chacun des médias, s’alimentait, formant une chaîne dont le seul maître est le lecteur, l’auditeur, le téléspectateur, suivant ses choix et ses habitudes d’information ?

Rich Gordon, professeur à l'université de journalisme Medill School s’interroge toujours face à l’évidence du constat : "Dans toutes mes leçons je parle des capacités uniques des nouveaux média. Et clairement la manière dont il change les relations entre le journaliste et ce que nous avons appelé de manière historique l'audience est le phénomène le plus puissant. Je montre à mes étudiants des exemples de ce type de journalisme, Weblogs compris, forums de discussion, ohmynews, blogs photo, etc. Et je soulève toujours la question: pourquoi les journalistes les plus traditionnels et les grands media ne tirent pas plus profit de l'opportunité de changer leurs relations avec leur audience".

Une des techniques journalistiques n’est-elle pas d’utiliser le principe de ce que l’on appelle « la pyramide inversée » ? Et pourquoi ne pas tout simplement l’appliquer à la réalité du lecteur, sans autre hégémonie que de vouloir continuer à informer et a être lu, n’être qu’un simple médium…de l’information ?

L'amateurisme sur Internet pousserait les groupes médiatiques à davantage de professionnalisme ; c'est en tout cas la conclusion du Sénat dans son rapport 2007 paru le 18 mai dernier et blogmedias : de rajouter « Le "journalisme tout court" est confronté à deux problèmes face au "journalisme citoyen" : l'information se duplique très vite et le don d'ubiquïté n'est plus un mythe...»  http://www.leblogmedias.com/. Les partis politiques l’on bien compris.En témoignent notamment les dernières élections américaines et françaises, où blogosphère et infosphère se sont entrechoquée, alliant rumeurs, et info, dans une course entre contenant et contenu et un jeu omniprésent de «  à moi la couverture médiatique ». Information ou communication politique ?

Rendez-vous dans le chapitre 4 !

 

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samedi, 16 juin 2007

CHAPITRE 2 : UN MEDIUM ?

medium_rsf_censure_internet.2.jpgLa question paraît stupide.

Mais à en croire l’attitude de certains journalistes face à une menace des blogs, on va finir par croire ce que nous disent les médias. Le blog, "un" média à part entière ?

Le premier billet paru dans Pointblog.com était prémonitoire sur cette « rebelote attitude »."Les blogs sont parfois présentés, à tort ou à raison, comme 'l'avenir du journalisme'. Nous verrons bien, mais il paraît certain que la puissance potentielle d'un blog, la multiplication des 'blogueurs' dans le monde, et le caractère protéiforme des blogs obligent les médias traditionnels à se remettre en question. A n'en pas douter, nous assistons à une mutation profonde, qui concerne le mode de consommation et de production de l'information sur le Web."

France 2 s’est également posé la question. Comment dire….euh, jugez-vous même :«  Le blog n’est rien d’autre qu’un site web personnel facile à créer, grâce auquel les blogueurs peuvent diffuser leurs écrits, photos, minividéos sur la toile. Des dizaines d’hébergeurs leur offrent des outils, gratuitement ou par abonnement, permettant que s'instaure entre blogueurs une interactivité permanente et illimitée, sur les thèmes les plus divers. » Vous êtes bien sur le service public mais pas trop !http://info.france2.fr/dossiers/medias/14338334-fr.php?pa...

Une inquiétude journalistique qui pourrait avoir trouvé son origine dans un article du Monde, qui pour la première fois arrêtait de confondre ou restreindre les blogs à des « journaux intimes d'ados".cet article dans Le Monde, intitulé "Tous journalistes !".

Fin 2005, lors d’une conférence organisée par l’ISCPA-Institut des Médias de Paris sur le thème « Journalisme et alter-journalisme : le métier de journaliste en question » blogueurs et journalistes étaient réunis pour comprendre le phénomène de la presse sur Internet et aborder la déontologie au numérique. L'entrée en matière qui commençait fort : «Savoir si le monopole des médias s’étend sur toute l’information revient à demander si les Blogs sont des copies des canaux traditionnels (journaux, télévision, radio)) ». Equilibre dans le traitement de l'information ou arrogance corporatiste ? La version courrier des lecteurs n’est pas mal non plus. « Un autre problème des blogueurs, ce sont les Blogs Canada Dry, qui ressemblent, ont le goût et l’odeur du journalisme mais n’en sont pas et sèment la confusion entre des sites d’opinion et des sites d’information. » déclarait lors de la même conférence, Stephen Bunard, Vice-président France de l’Association des journalistes européens et fondateur de www.europeplusnet.com

En revenant à la source, là où le journalisme s’apprend, la curiosité est de rigueur. Le sujet des blogs est traité par les étudiants (quand ils ne sont pas en examens), ou alors sous forme de revue de presse (fort intéressant au demeurant :http://www.esj-lille.fr/article.php3?id_article=289.) quand ce n'est pas sous forme de modules pédagogiques ou comment devenir blogueur trois jours et 4000 euros plus tard !

Comment ne pas s’étonner donc, que la confusion règne dans la profession. Sans doute de la faute d'un blogueur encore ; Dan Gillmor, (journaliste) et son fameux « We media » qui sonnat le glas. Seul Reporter sans frontières semblerait se distinguer dans la profession, allant jusqu'à y consacrer un guide très pratique, ayant compris que liberté d'expression peut rimer avec déontologie et autorégulation, quand l'humilité du blogueur suffit à comprendre que lui-même ne se considère pas toujours comme un journaliste, ou quand Internet demeure le seul média pour rentrer en cyberdissidence. (http://www.rsf.org/rubrique.php3?id_rubrique=527).

Mais que sait-t'on au juste de ces blogueurs et de leurs motivations ?

Un peu de blogologie ?

Les études (disponibles) sont rares face àaux enjeux en présence. (une mise à jour des études disponibles sera proposée régulièrement à la fin de cet article).

Au début de l’année 2005, le comportement de bloggeurs américains à fait l’objet d’une étude par Pew Internet. (souvent reprise, parfois critiquée l’échantillon étant peu significatif par rapport aux 12 millions de bloggeurs us de l’époque). (voir étude ici).34 % des bloggeurs interrogés se disaient journalistes.

Voici les critères démographiques établis par Pew Internet & American Life Project3 :
57% des bloggeurs sont des hommes, 43% sont des femmes.
48% des bloggeurs sont âgés de 30 ans ou moins, mais 52% sont âgés de plus de 30 ans.
70% des bloggeurs disposent à domicile d'une connexion Internet à haut débit.
82% des bloggeurs sont des utilisateurs d'Internet depuis 6 ans ou plus.
42% des bloggeurs sont membres d'un ménage gagnant plus de 50 000 $ l'année.
39% des bloggeurs sont en possession d'un diplôme d'études supérieures.
12% des utilisateurs d'Internet ont posté des commentaires ou autres sur des blogs représentant 14 millions de personnes, soit trois fois plus qu'en avril 2004.

AOL a également réalisé une enquête auprès 600 bloggeurs âgées de 18 ans et +. Près de 50 % des bloggeurs américains interrogés déclarant que le blog est une forme de thérapie. Seulement 16 % font un blog parce qu'ils s'intéressent au journalisme, 8 % pour exprimer des réflexions politiques.

En Europe l’étude NetObserver distinguait les écarts d’usages du Net européen. Si l’Allemagne et la Grande-Bretagne consomment des services payants, les pays latins sont plus tournés vers les technos de communication: VoIP, blog, podcast (voir article) . Sur cette étude menée auprès de 170 000 internautes de mars à juin 2006, on apprend que contrairement à ce que le Figaro révélait, ce n’est pas la France qui blogue le plus en Europe, mais l’Espagne.

En France, d’après Médiamétrie, près de 30% des internautes français consultaient un ou plusieurs blogs au cours du troisième trimestre 2005 et un internaute français sur trois en avait déjà créé un, soit 2,2 millions de personnes. L'étude poursuivait en révélant que plus de 7,3 millions de personnes, soit 27,6% de la totalité de la population internaute, visitaient ce type de contenu chaque mois. (http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,393527...)

Une étude d'avril 2007 vient d’ailleurs conforter les résultats américains quant à la typologie des blogs. En avril 2007, 31% des bloggeurs interrogés positionnaient leur blog comme un média au même titre que les médias traditionnels. http://www.tapahont.info/2007/05/23/resultats-de-lenquete...

Signe d’une maturité naissante, ces typologies ont fait leur apparition (on parle désormais des blog journalistes, blog marques, blog politique etc…) et des bloggeurs comme le rappelle l’atelier http://www.atelier.fr/rangeant,blogosphere,essai,typologi...

medium_TOPBLOGS.pngConvergence, cohabitation, complémentarité ?

Pour Jean-Marie Charon, sociologue au CNRS, spécialiste des médias « Les médias se nourrissent entre eux. Lorsqu’un média naît, il apporte un nouveau fonctionnement à la profession. Il doit ensuite trouver son mode de fonctionnement propre. Ce phénomène est naturel pour une société basée sur l’information." 

En témoigne le rachat de My Space (20 millions d’utilisateurs) par Rupper Murdoch en 2005, qui a marqué une étape importante dans la médiasphère. Le dernier classement de Technorati n’est pas en reste. Dans le top 50 américain des sites d’information en ligne, on trouve désormais 9 blogues.

Serions nous tous des journalistes en devenir ?    

Une profession en danger ?

A suivre dans le chapitre trois.

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vendredi, 15 juin 2007

DOSSIER DU MOIS : CHAPITRE 1

Vous reprendrez-bien un peu de buzz 2.0 ?

 

Après la frénésie des start-up et le fossé numérique qui s’en est suivit, l’évolution du net a fait apparaître en octobre 2004 une nouvelle appellation : le Web 2.0.

 

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Si pour certains il est trop tôt pour juger du caractère durable de ce nouveau pallier (voir également courbe du hype sur http://www.clever-age.com/veille/blog/l-internet-2.0-.html), pour d’autres le « phénomène » n’en est déjà plus un, déjà bien installé.

 

Petit retour en arrière

Dans sa conception originale, le Web (nommé dans ce contexte le « Web 1.0 ») comprenait des pages Web statiques qui étaient rarement mises à jour, voire jamais. Les succès de solution se basant sur un Web dynamique (parfois appelé « Web 1.5 »), où des systèmes de gestion de contenu servaient des pages Web dynamiques, créées à la volée à partir d'une base de données en constant changement. Le Web était considéré principalement comme un outil de diffusion et de visualisation de données, où des aspects comme le nombre de pages vues et l'esthétique revêtaient une très grande importance. (source : fr.wikipedia.org/wiki/Web_2)

Web 2.0 est un terme souvent utilisé pour désigner ce qui est perçu comme une transition importante du World Wide Web. L’éditeur Tim O’reilly , inventeur de ce néologisme, cherchait un terme qui résumait le sentiment qu’ il se passait quelque chose de différent sur le web. C’est lors de la préparation d’une conférence  avec Craig Cline qu’ il suggéra que le Web était dans une période de renaissance, avec un changement de règles et une évolution des modèles d'entreprise. Dans l'exposé d'ouverture de leur conférence en octobre 2004, O'Reilly et Battelle ont résumé les principes clés qu'ils estiment caractéristiques des applications Web 2.0